
La qualité des églises atteste l’ampleur du mouvement religieux et la prospérité économique des XIIe et XIIIe siècles.
La
vieille ville de Chartres se compose de deux parties du centre-ville,
la ville haute, autour de la Cathédrale et la basse ville, aux bords de
l'Eure et de ses bras, qui constitue un ensemble remarquable de rues,
ponts et édifices médiévaux et Renaissance.
La Cathédrale
La
cathédrale Notre-Dame de Chartres est l’une des plus grandes
cathédrales gothiques dédiées à la Vierge dans la France septentrionale
pendant les XIIe et XIIIe siècles.
La
cathédrale au XIIIe siècle, qui est en fait celle que nous connaissons
aujourd’hui, reprend le massif occidental d’un édifice plus ancien. Son
plan en croix latine, son élévation à trois étages, ses voûtes d’ogives
à doubleaux et formerets déterminant la forme des piles, en font un
exemple de l’architecture gothique à ses débuts. Le dallage de la nef a
été conservé. A l’extérieur, afin d'équilibrer la poussée des voûtes,
un système de gros contreforts et d’arcs-boutants fut monté jusqu’à la
base des toitures, en deux volées superposées, d’épaisseur
décroissante. Les deux porches latéraux possèdent un décor sculpté
exceptionnel.

Quelques chiffres :
Longueur : 130 mètres
Largeur : 32 / 46 mètres
Nef : 37 mètres de hauteur ; largeur : 16,40 mètres
176 verrières
Clôture du chœur : 200 statues

La plupart des vitraux sont du XIIIe également.
Le labyrinthe de Chartres,
œuvre du XIIe siècle, est une figure géométrique circulaire inscrite
dans toute la largeur du pavage de la nef principale, entre les
troisième et quatrième travées : un chemin symbolique qui mènerait le
pèlerin de la terre à Dieu.

Les
premiers chrétiens auraient édifié du IVe au XIie siècle des
sanctuaires successivement dévastés par les flammes et/ou persécutions
religieuses. Un vestige de muraille, généralement attribué à l'époque
gallo-romaine, rappelle la première église, mais il ne subsiste rien de
celle du VIe siècle, pas plus que de celle détruite en 858 par les
Normands. Par contre la crypte de l'église carolingienne édifiée par
Gislebertus au IXe siècle existe toujours. Elle porte le nom de caveau
Saint-Lubin et se situe sous le chœur de la cathédrale actuelle, juste
sous le maître-autel.
Le voile de la Vierge

Le voile est toujours exposé dans le déambulatoire, du côté nord, dans une des chapelles absidales.
Henri IV fut le seul roi de France sacré dans cette cathédrale et non pas à Reims selon la tradition.
Paris
était en effet tenu par les catholiques, qui opposaient leur résistance
au roi à cause de sa religion protestante. C'est à cette occasion que
le monarque aurait prononcé la phrase célèbre : « Paris vaut bien une messe ». Il se convertit et fut sacré roi de France ; dès lors, les catholiques se rendirent progressivement.
Le Pèlerinage de Chartres
Notre-Dame
de Chartres reste un lieu de pèlerinage important à l'heure actuelle,
grâce à l'engouement pour la route de Saint-Jacques-de-Compostelle,
dont Chartres est une étape pour les pèlerins qui viennent du Nord par
la route de Paris.

www.nd-chretiente.com - 01 39 07 27 00
Le Centre international du vitrail
(à côté de la cathédrale) est consacré au vitrail "vivant" (ateliers
pédagogiques, exposition permanente sur l'art du vitrail, expositions
temporaires accueillant des artistes contemporains). www.centre-vitrail.org - 5, rue du Cardinal Pie - Tél: 02 37 21 65 72
Collégiale Saint-André
L'église
primitive aurait été construite, selon la tradition par saint Aignan, à
l'emplacement d'un amphithéâtre gallo-romain dont on retrouve des
vestiges dans les murs de l'une des cryptes. Un second édifice datant
du Xe siècle fut détruit par un incendie en 1134, qui ne laisse que les
cryptes. Reconstruite, l'église Saint-André est terminée dans la
seconde moitié du XIIe siècle. Au début du siècle suivant, une arche
est lancée au dessus de l'Eure afin de supporter le choeur de
l'édifice. Celui-ci sera reconstruit au XVIe siècle par Jehan de
Beauce. Au XVIIe siècle, une seconde arche est édifiée dans le
prolongement de la première, enjambant la rue du Massacre pour
supporter la chapelle de la Vierge, créant ainsi un très bel ensemble.

Avec
à une restauration intégrale commencée en 2003, la collégiale et ses
cryptes sert désormais de lieu d'activités culturelles.
Église Saint-Aignan
L'édifice
actuel date du début du XVIe siècle et témoigne d'éléments gothiques,
comme le portail principal du XIVe siècle, mais surtout Renaissance,
tel celui de gauche sur lequel est mentionnée la date de 1541.
Les
incendies de 1077 et 1134 la détruisent presque totalement, à
l'exception de la tour ouest bâtie comme un donjon. Les dégâts sont si
importants que l'abbé Foucher décide de reconstruire entièrement
l'église en conservant la tour épargnée par les incendies.
La
découverte du tombeau de Saint Gildiun, mort à l'abbaye en 1007, fait
affluer pèlerins et dons, qui permirent à l'abbaye de poursuivre les
travaux du chœur, dont les vitraux sont posés vers 1190. Le reste de la
reconstruction se déroule au cours du XIIIe siècle dans des conditions
financières moins favorables. Ainsi renonce-t-on à démolir la tour
primitive. L'édifice est achevé autour des années 1320.
La
Révolution fit disparaître le cloître et utilisa l'église, vidée d'une
grande partie de son mobilier, comme fabrique de salpêtre. ..
En
1803, l'église Saint Pierre est revenue au culte. Elle accueille
régulièrement des concerts à l'occasion du Festival d'orgues.
La place de la Poissonnerie
constitue un très bel ensemble architectural qui regroupe la Maison du
Saumon ainsi que la Maison de la Truie qui File. En effet ce quartier
était attesté comme lieu de vente du poisson depuis le début du xve
siècle ; le dernier étal a disparu après 1950. Jusqu’au XVIe siècle, le
poisson de mer parvenait par des bateaux remontant d'abord le cours de
la Seine puis celui de l’Eure. Enfin, ils repartaient vers Rouen
chargés de produits locaux.
Autrefois,
la place de la Poissonnerie était entièrement entourée de maisons à
pignons. La façade de la Maison du Poisson présente une Annonciation et
saint Michel terrassant le dragon.
Le Palais épiscopal
Du
palais qui accueille Henri IV à l'occasion de son couronnement en 1594,
il ne reste que les communs. Le bâtiment central est élevé sous
l'épiscopat de monseigneur d'Estampes de Valençay dans la première
moitié du XVIIe siècle. L'aile perpendiculaire et la terrasse sont dues
à monseigneur Godet des Marais entre 1690 et 1709. Le pavillon central
de la façade, la salle "à l'italienne" ainsi que la chapelle sont
construits par monseigneur de Fleury au milieu du XVIIIe siècle.
Page sur le Musée des Beaux-Arts
A Savoir :
-
Chartres en Lumières permet de voir les principaux monuments de la
ville sous d'autres couleurs, chaque soir d'avril à septembre. La Fête
de la Lumière clôture l'année, fin sept. www.chartresenlumieres.com
- Festival d'Orgues de juin à août.
- Office de Tourisme : www.chartres-tourisme.com - Tél : 02 37 18 26 26
Chartres
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