Coeur
de la Bretagne, la Forêt de Brocéliande (ou
Forêt de Paimpont), s'étendait autrefois sur la
majeure partie du centre de la Bretagne. Mais l'actuelle
Brocéliande, plus petite, bien que toujours la plus grande
forêt de Bretagne, regroupe encore les lieux
marqués par les légendes du roi Arthur, de ses
chevaliers de la Table Ronde et de Merlin l'enchanteur. On la retrouve
parfois dans ces livres sous le nom de Brécélien
ou Brekelien, mais il s'agit bien de la même. Cet endroit est
donc idéal pour les amoureux de la nature, des
randonnées, ou de la culture celte.
Tout
a commencé il y a presque 2000 ans ... Le Graal est la coupe
qui servit à Jésus lors de la Cène, et
dans laquelle Joseph d'Arimathie, chef militaire de Ponce Pilate, a
recueilli le sang du Christ. Il aurait ensuite ramené cette
coupe de Judée en Grande-Bretagne (alors appelée
île de Bretagne).
Transmise
de père en fils, la coupe fut malheureusement perdue par
Alain le Gros dit le roi Pêcheur.
Ces
histoires venant des traditions orales celtes transmises à
travers les générations, ont
été popularisées par
Chrétien de Troyes en France, puis Thomas Mallory en
Angleterre.
Nos
sites préférés :
-
Le Val sans retour
-
Fontaine de Baranton
-
Château de Comper
-
Etang de Paimpont
-
Forges de Paimpont
Ces
5 destinations peuvent se faire en une petite journée. Notre
parcours suivant peut se faire en une grande journée ou deux
jours.
Tour
complet de la forêt
Vous
pouvez vous garer sur le parking de l'abbaye, et commencer par vous
rendre au Syndicat d'initiative à côté
de l'abbaye.
-
L'abbaye
Un
prieuré fondé en 645 par Judicaël, roi
de Domnonée fut construit ici au VIIe siècle.
L'actuelle abbaye de style gothique médiévale
date du 13ème siècle. Au départ
monastère bénédictin, elle fut
habitée par des chanoines jusqu’à la
Révolution française.
L’intérieur
de l'abbatiale est de style baroque du XVIIème
siècle (chaire, statues, autels-retables) .
La
sacristie contient le Trésor: un Christ en ivoire
(17ème), un très beau reliquaire
(15ème) offert par la duchesse Marguerite de Bretagne,
mère d'Anne de Bretagne, qui contient un radius de St
Judicaël : et enfin une statue en bois polychrome du
15ème.
De
l'autre côté de l'étang (juste la route
à traverser) un petit chemin le longe jusqu'à une
grotte mariale.
Plusieurs
boutiques d’objets, musiques, t-shirts celtiques dans la rue
De Gaulle de Paimpont, dont Au Pays de Merlin.
Suite
à la débâcle de 1940, la
mère du général de Gaulle se
réfugia à Paimpont. Menant une existence
discrète sous la France occupée pendant que son
fils appelait à la révolte depuis Londres. Lors
de ses obsèques en 1943, une foule considérable
est pourtant venue lui porter témoignage.
Nous
avons mis les Forges
de Paimpont
en dernier sur notre route, mais si votre temps est limité,
vous pouvez en prendre la direction.
Prenez
la D773 puis la D141/D31 vers la droite pour arriver au...
Dès
le XIIIe siècle, Comper est
considéré comme l'une des plus fortes positions
de Haute-Bretagne. Il s'y est déroulé de nombreux
combats et de sièges.
En
1370, il a été ravagé par Bertrand du
Guesclin.
L'épisode
le plus célèbre de son histoire se
déroule pendant les guerres de la Ligue (entre les partisans
du roi de France et les catholiques (ligueurs)). Les hommes du duc de
Mercœur finissent par perdre Comper à la fin de
1595, après une longue résistance.
En
représailles, trois ans plus tard, Henri IV fait
démanteler Comper.
(Crédit
photo : Centre de l’Imaginaire Arthurien)
Le
château est ensuite propriété des La
Trémoille.
Le
28 janvier 1790, un parti révolutionnaire brûle la
moitié ouest du logis central, qui a
été reconstruit au
XIXe siècle.
Le
château, à l'origine à peu
près carré, se composait de quatre tours d'angle,
reliées par de hautes murailles.
Le
domaine est privé, mais l'accès à la
cour et aux abords de l'étang est possible (payant) il
permet d'accéder à la très
intéressante librairie du château, le prix est un
peu plus élevé si l'on désire visiter
les (belles) expositions du Centre de l'imaginaire arthurien,
principalement l'été.
Rebroussez
chemin en voiture sur la D141/D31, traversez la D773 et continuez tout
droit. Traversez le village de Concoret (Kon Kored, la maison des
fées). Et poursuivez sur la D141 vers
Tréhorenteuc. Prenez la petite route sur la gauche juste
avant le château du Rosc (privé mais joli). Vous
pourrez voir au milieu de ce hameau un arbre creux plus que
millénaire :
Le
Chêne à Guillotin
Avec
près de dix mètres de circonférence,
la légende veut qu’un prêtre
réfractaire nommé Guillotin s’y soit
réfugié pendant la Révolution, vers
1791. Il continua à administrer sacrements et
bénédictions dans la région, et
rédigea un précieux journal des
événements révolutionnaires. Mais
quand une colonne républicaine vint l'y traquer un matin, il
se réfugia dans l'arbre déjà creux
à l'époque. Les soldats virent la toile
d'araignée devant le trou du chêne, et
pensèrent que si elle était là, c'est
que personne n'avait pu s'y cacher. Depuis, les riverains pensent que
ce fut un voile jeté par la fée Viviane.
Conseil
randonneurs : pour les amateurs de, la route qui va de
l'arbre creux vers l'arrière du château puis se
transforme en chemin creux permet une très jolie balade et
escalade de la forêt vers les ruines du château de
Ponthus ou la fontaine de Baranton (1 heure de marche pour y aller).
Poursuivez
votre route sur la D141. Vous tournerez à gauche vers la
fontaine de Barenton et le hameau de...
Folle
pensée
Rien
à visiter dans ce hameau au nom poétique sur la
route de la fontaine, si ce n'est d'étranges histoires.
Au
XIIe siècle, les moines de Paimpont essaimèrent
un peu partout dans la région, notamment près de
Barenton où ils avaient construit un prieuré, le
Prieuré de Moinet, ou de Barenton, avec une chapelle "
petite, mais moult belle ", disent les chroniques de
l'époque. L'un des moines de ce prieuré fut le
célèbre Eon, surnommé de l'Etoile
(probablement car il se fit passer pour un magicien lors du passage de
la comète de Halley. On prétend qu'il est fou et
qu'il s'est imaginé être, selon les paroles de la
liturgie, " celui
qui viendra juger les vivants et les morts "
(per Eum qui venturus est judicare vivos et mortuos), le mot latin eum,
se prononçant éon en ce temps-là. Eon
va alors créer sa propre secte et son
hérésie parcouru l'Europe. Les moines d'Eon
pillèrent églises et châteaux durant un
moment, mais le Pape Eugène III, y mit un terme en le
traduisant devant le concile d'Epernay en 1148.
Considéré comme un fou, il est
condamné à la prison, et il va mourir. Ses
compagnons, eux, eurent droit au bûcher. Le
prieuré de Barenton fut rasé et ses pierres
serviront, à ce qu'on dit, à construire les
maisons du village de Folle-Pensée.
(image
: Astérix par Uderzo et Goscini)
Au
bout de la route vous arriverez au parking de la...
Fontaine
de Baranton
Il
s'agit certainement d'un lieu majeur, et en tous cas incontournable, de
Brocéliande. Non pas par ses dimensions (ne vous attendez
pas à trouver un monument colossal), mais de part son
caractère historique, le charme des lieux, et l'esprit
initiatique qu'il convient d'avoir pour la trouver au milieu de la
forêt, le même esprit qui anima Yvain le chevalier
au Lyon (et de la Table Ronde).
Donc
son accès n'est pas facile. Si vous ne vous perdez pas, vous
aurez besoin de 30mn pour l'atteindre. En théorie, quand
vous êtes au bout de la route qui prolonge le parking, vous
prendrez le chemin de droite (ou de gauche, on ne se rappelle plus...)
Non, prenez bien celui de droite. Au bout d'environ 200
mètres, prenez à gauche, et suivez le sur encore
200 mètres, le long d'un pare-feu sur votre droite.
Traversez le pare feu lorsque vous le pourrez, et prenez un petit
chemin de l'autre côté du pare-feu, qui monte en
sous-bois pendant 10mn jusqu'à la fontaine.
On
dit que c'est ici que Merlin a rencontré Viviane pour la
première fois et qu'il est tombé amoureux d'elle,
tout en sachant qu'elle scellerait son destin.
Plus
tard, ce même personnage racontera la même histoire
à la cour du roi Arthur et c'est Yvain qui partira
à la recherche de cette fontaine (lire : Yvain, le chevalier
au Lion de Chrétien de Troyes).
Mesire
Yvains chele nuit ot
Mout
boin hostel et mout li plot.
Et
quant che vint a l'endemain,
Si
vit les tors et le vilain,
Qui
la voie li enseigna;
Mais
plus de .c. fois se seigna
De
la merveille que il ot,
Conment
Nature faire sot
Oevre
si laide et si vilaine.
Puis
erra dusque a la fontaine,
Si
vit quanques il vaut veoir.
Sans
arrester et sans seoir,
Versa
seur le perron de plain
De
l'yaue le bachin tout plain.
De
maintenant venta et plut
Et
fist tel temps que faire dut.
Et
quant Dix redonna le bel,
Sor
le pin vinrent li oysel
Et
firent joie merveillouse
Seur
la fontaine perillouse.
(Chrétien
de Troyes)
Un
chevalier vient défier le malheureux, il est le
défenseur du royaume de la Dame à la fontaine,
royaume qui se fait détruire chaque fois qu'un imprudent
vers de l'eau sur le perron.
Vous
verrez cette grosse pierre : le "perron", et probablement aussi l'eau
(froide) qui se met par moment à bouillir (mais toujours
froide) (!).
Dans
la croyance populaire, il fallait se garder de verser de l'eau sur le
Perron de Merlin car on pouvait ainsi amorcer un orage. Mais des
pèlerinages y étaient organisés par
temps de sécheresse.
L'eau
de cette fontaine était aussi sensée
guérir les maladies mentales. Les nuits de solstices, les
druides pratiquent encore leurs cérémonies dans
les environs.
POUR
LES (SUPER) COURAGEUX : Un peu plus haut dans la forêt,
à 15 minutes, se trouvent les ruines du château
du roi Ponthus,
dont on entend encore la nuit la meute de chiens pourchassant les
randonneurs égarés. Un très majestueux
hêtre a poussé au milieu de ces (modestes) ruines.
Environ
3km avant le village, au carrefour dont une route à gauche
va vers Néant/Yvel, vous pouvez tournez sur cette route et
vous garer tout de suite à gauche pour vous
arrêter une minute au...
Jardin
aux moines
Un
tertre funéraire d'une longueur de 27 mètres. La
masse de terre est bordée de 27 petits blocs
dressés du côté nord et 26 du
côté sud. Il est construit alternativement en
quartz et en schiste rouge. Il est daté de 3000 à
2500 avant notre ère, mais il fut
réutilisé plus tard à l'age de bronze.
Cet
ancien monument perdu dans les landes porte un nom emprunté
à la légende. En effet, les moines menaient
mauvaise vie avec leur seigneur en ces lieux. Saint Méen les
surprit en pleine orgie et ils furent changés en pierres sur
les lieux même de leurs débauches.
Syndicat
d’initiative sur le parking. La curieuse petite
église de Tréhorenteuc est devenue partie
intégrante du parcours "initiatique" en forêt de
Brocéliande, de part l'oeuvre de son recteur,
l'abbé Henri Gillard qui, entre 1942 et 1979 a
transformé son église pour la mettre en
adéquation avec les lieux aux alentours. "La porte est
en-dedans" a-t-il écrit à l'extérieur.
En
1943 il pose un Vitrail de la Table Ronde. A partir de 1945,
l'abbé s'adjoint deux artistes allemands prisonniers de
guerre, qui vont continuer les travaux avec lui. Nouvelles statues,
nouveaux autels... Suivent en 1953 et 1954 le pavement du choeur et la
mosaïque du Cerf blanc au collier d'or. Les fonts baptismaux
sont encadrés de deux mosaïques figurant une queue
de poisson et une tête de bélier,
représentations de l'alpha et le l'omega, le commencement et
la fin de toute chose, la création et la
rédemption, selon la symbolique chère
à l'abbé. Symboles grecs que l'on retrouve sur la
porte du cimetière, juste derrière.
Les
deux chapelles latérales, chapelle de la Vierge et chapelle
du Saint-Sacrement (ou chapelle Sainte-Eutrope), ont chacune leur sens.
La mosaïque rouge de la chapelle Sainte-Eutrope
représente la charité, sa grille ornée
de triscèles et de poissons reprend la symbolique du
baptistère. La chapelle de la Vierge, traditionnellement
bleu ciel, dédiée à la
Communauté des Chrétiens, annonce
l'espérance. L'abbé Gillard repose là,
sous une simple dalle de granit.
Douze
stations du chemin de croix ont pour cadre Tréhorenteuc et
le Val sans retour. Mais c'est la 9e station qui fit la
célébrité du Chemin : Jésus
tombe pour la troisième fois aux pieds... de la
fée Morgane, vêtue d'une très
légère robe rouge. Un journal régional
titra alors : "A
Tréhorenteuc, une pin-up dans un Chemin de Croix".
A
la 13e station Joseph d'Arimathie recueille le sang du Christ dans le
Saint-Graal. Ce même Graal que l'on retrouve sur trois
vitraux du choeur. Calice taillé dans une
émeraude, il figure sur la table de la Cène, et
apparaît dans sa gloire aux chevaliers de la Table ronde. ll
rayonne enfin au centre du grand vitrail du choeur, au-dessus de Joseph
d'Arimathie agenouillé devant Jésus et des
symboles traditionnels des Evangélistes.
Les
deux autres tableaux du choeur rappellent les grands thèmes
légendaires de Brocéliande. Autour de Barenton
s'ordonnent Yvain et le bassin d'or, Viviane enchantant Merlin, Ponthus
combattant pour la main de la belle Sidoine, et Eon de l'Etoile.
Au
Val sans retour, Lancelot et Morgane se défient,
entourés des chevaliers prisonniers qui vivent leur songe
doré, hors du temps, et le ciel est plein des terrifiants
maléfices de Morgane.
Vous
pouvez continuer seuls à chercher d'autres symboles !
Pas
loin de l'église vous trouverez le parking du...
Un
très très bel endroit dont les couleurs changent
aux fils des saisons et des journées.
Vous
pouvez commencer votre visite au bord du premier étang.
Avant de le longer sur sa droite, vous pouvez jeter un coup d'oeil
à l'Arbre en or, sur votre gauche. Gadget un peu kitsch pour
l'endroit, il est censé symboliser la renaissance constante
de la nature. Le Val a en effet été victime d'un
important incendie dans les années 1990. Vous longerez donc
le premier étang, puis le ruisseau à travers les
sous-bois, et ce jusqu'au 2e étang. Vous verrez sur votre
chemin les ruines de barrages qui formaient autrefois un
étang intermédiaire entre les deux subsistants.
Arrivé au deuxième, un chemin sur la gauche vous
emmènera vers les hauteurs. Sur ces chemins
escarpés vous admirerez le paysage tout en retournant au
point de départ. Le chemin redescends juste au dessus de
l'arbre en or. Durée totale : une petite heure.
POUR
LES RANDONNEURS AVERTIS : Depuis le bord du 2e étang, vous
pouvez continuer le chemin jusqu'à l'hotié de
Viviane. Il vous faudra au moins une demi-heure pour l'atteindre.
Attention à ne pas vous perdre : carte IGN
conseillée ! Si vous n'êtes pas
fatigués, continuez jusqu'au tombeau du Géant !
Rebroussez
chemin en voiture sur la D141 jusqu'au carrefour du Jardin aux Moines.
Tournez à droite, puis prenez tous les grands carrefours
à droite jusqu'à la direction "La
Touche-Guérin", de l’autre
côté du Val, et le parking de...
Appelé
aussi le Tombeau des Druides, la couverture de cette
sépulture collective néolithique à
disparu. Il s'agirait d'une chambre funéraire
néolithique (2500 AV J.C.), sous les mégalithes
de laquelle furent découvertes des haches de pierre vieilles
de 5 000 ans, des polies, des tessons de poterie...
D'après
la légende, c'est en ces lieux que Merlin aurait, en
connaissance de cause, livré ses secrets à
Viviane, avant que celle-ci ne les utilises contre lui-même
en traçant des cercles magiques, et ne l'enferme dans une
prison sans chaînes ni murailles. La base de cette tour
serait le coffre que vous voyez au centre du cercle.
Il
parait que par les nuits de tempête, on peut entendre les
lamentations de Merlin à travers tout le Val sans retour,
dont on voit la vue splendide depuis ce point culminant.
Après
être revenu au parking, prendre le chemin à droite
(vers l'Ouest, non macadamisé) jusqu'à la
Croix-Lucas facile à trouver, croix symbolisant le lieu
où serait mort le roi Judikael de Bretagne. De cet endroit,
belle vue direction Ploërmel, le paysage aride est d'une
beauté prenante. A la croix tourner à gauche et
prendre à nouveau le premier chemin à gauche vers
le...
Tombeau
du Géant
Fut-ce
réellement un tombeau, ou un de ces “capteurs
d'énergie hydro-tellurique autant que
cosmo-tellurique” utilisés par les vieux celtes
dans leurs rites initiatiques ? La rumeur dit qu'en l'an mil le recteur
de Tréhorenteuc aurait fait abattre l'un de ces ensembles de
Menhirs qu'en pays armoricain, on appelle une Porte de Vie, comme on
peut en trouver dans l'Île de Sein, à
Lampaul-Plouarzel comme à Bégard en
Côtes d'Armor.
Ce
lieu a été également nommé,
entre le 11ème siècle et le 19ème
siècle, le Tombeau de la Vieille. Il est facile de
comprendre que sous cette dénomination de Vieille se cachait
le terme proscrit de Sorcière, et que sous tout cela il faut
comprendre que ce lieu était gardé par une
Druidesse, ce qui semble logique lorsque l'on sait que les druidesses
sont les Gardiennes de la Vie.
Rebroussez
chemin et allez jusqu'à la D312 que vous prendrez sur la
droite. A mi-chemin du château de Trécesson, vous
verrez sur votre gauche la très jolie...
Placée
sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, elle abritait les statues de
Saint-Cornely et Sainte-Catherine. Cornely était
considéré en Bretagne comme le patron des
bêtes à cornes.
Le
très joli château de Trécesson fut
bâti à la fin du XVè siècle
par Jean de Trécesson, connétable de Bretagne. Il
resta dans la famille jusqu'en 1773 où il passa aux mains
des Le Proste de Châteaugiron. Pendant la Terreur, le
député girondin Defermon y resta caché
plus d'un an. Acquis ensuite par un payeur aux armées, M. de
Sivry, celui-là même qui est inhumé
sous le mausolée de la chapelle Saint-Jean. Il est
aujourd'hui privé et ne se visite pas. Depuis le pont, la
réverbération du château dans son
étang est magnifique. Une légende de la
région rattache au château de
Trécesson, celle de "La dame blanche de
Trécesson".
M.
de Trécesson fut profondément affligé
de cet événement. ll lui fit rendre les honneurs
funèbres avec une pompe digne du rang qu'elle paraissait
avoir occupé dans le monde. Par la suite, il fit de
nombreuses démarches pour découvrir les
assassins, mais toutes ces recherches furent inutiles, on ne put savoir
ni le nom de cette jeune dame qui avait disparu d'une si
étrange manière, ni la cause du sort cruel qu'on
lui avait fait subir, et cet événement
extraordinaire et toujours resté enveloppé,
d'impénétrables ténèbres.
Cependant, le souvenir s'en est transmis jusqu'à nous par
des signes certains, M. de Trécesson avait solennellement
déposé dans la chapelle du château la
robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs de la jeune et
malheureuse fiancée qui restèrent sur l'autel,
exposés à tous les regards, jusqu'à
l'époque de la Révolution.
Reprenez
la D312 toujours dans le même sens. Puis vous tournerez
à gauche en direction de Plélan-Le-Grand.
Après Beignon, juste au moment de tourner à
gauche vers les Forges, vous passerez sur le Pont du Secret,
censé être le lieu des amours de Lancelot et la
reine Guenièvre.
Forges
de Paimpont
Surtout
connues pour la chanson Les Filles des Forges, ce petit hameau charmant
permet de se promener entre les petites maisons des anciennes forges
créées en 1653. Une charmante rivière
serpente entre les forges et le Pont du Secret.
Pour
les fans :
-
Au nord-est de la forêt, plusieurs autres endroits peuvent
être visités. Les randonneurs
apprécieront beaucoup l'étang
de Pont-Dom-Jean,
situé à l'est du Château de Comper.
-
Un "Tombeau
de Merlin"
existe non loin de là. Mais Merlin n'étant pas
censé être mort... Une “fontaine
de jouvence”
se trouve également dans les environs. Mais ce ne sont
vraiment pas les endroits les plus intéressants de
Brocéliande.
-
Encore plus à l'est, le
chêne des Hindre
est l'un des plus beaux arbres de la forêt.
Visites
guidées :
Durant
l'été la plupart du temps
Et
aux syndicats d'initiatives de Paimpont : 02 99 07 84 23 et
Tréhorenteuc : 02 97 93 05 12
Livres
:
Chrétien
de Troyes : Yvain le Chevalier au Lion
Musique
:
Le
harpiste Alan Stivell a composé une chanson
nommée Brocéliande.
Son
album "Again" est une parfaite maîtrise de musique bretonne
traditionnelle adaptée au son électrique.
Sites
internet :
Transports
:
-
gare TGV et aéroport international à Rennes.
Dans
les environs proches :
-
Rennes
Un
peu plus loin :
-
Château de Fougères
-
Combourg
-
Parc du Puy du Fou
La
Bretagne Romantique
(Crédit
photo : Château de Fougères :
CRTB/Spiegelhalter Erich)
Comme
Vitré, Fougères est aux "marches" de la Bretagne,
la frontière d'avec la France. Fougères est l'une
des plus grandes forteresse d'Europe.
Le
château
La
première muraille fut bâtie dès le 11e
siècle. En 1307, Philippe le Bel rachète le
domaine mais le royaume de France ne l'entretient pas. Après
de nombreux combats Bertrand du Guesclin y
pénètre en 1373, mais la situation ne
s'améliore pas. Livrée à
elle-même et victime du pillage, la population de
Fougères demande assistance au duché de Bretagne.
Elle rentrera dans son giron en 1428, vendue par Jean II
d'Alençon. Mais en 1449, un dénommé
Surienne, appuyé par les Anglais, s'en empare et la pille.
Il y aura de nombreux massacres, ce qui provoque la réaction
de Charles VII, qui souhaite la libérer des anglais, peu
avant la fin de la guerre de Cent Ans. Après être
brièvement passée sous la domination de
François II de Bretagne, c'est finalement La
Trémoille, général
français, qui reprend Fougères en 1488.
Le
Château de Fougères est l'un des plus imposants
châteaux-forts français. Constitués de
trois enceintes, les remparts sont parfaitement conservés,
à part le logis seigneurial qui est en ruine et on peut en
visiter plusieurs.
Il
fut le premier à être construit en Bretagne, en
1397, d'inspiration flamande, que les drapiers de Fougères
ont découvert lors de leurs voyages.
La
porte Notre-Dame
Avec
un double pont-levis, elle présente de nombreuses
défenses dont des douves, des meurtrières, des
mâchicoulis, et une vierge protectrice tournée
vers l'extérieur. C'est la dernière porte
fortifiée de la ville encore debout.
L'église
Saint-Sulpice (XVe siècle)
On
trouve représenté sur les contreforts
extérieurs les sept péchés capitaux
(orgueil, avarice, luxure, gourmandise, envie, paresse et
colère) et la fée Mélusine.
L'église
Saint-Léonard XIIe-XIXe siècle
Située
sur la colline en face de celle du château, la
première pierre de cette église de style gothique
flamboyant a été posée au XIIe
siècle, mais elle fut agrandie au XIXe siècle.
RESTAURANT
Le
Haute Sève
37
bd Jean-Jaurès
Tél
: 02 99 94 23 39
35300
Fougères
Le
premier château fut construit au XIe siècle. De
cette époque, seul le porche roman subsiste. Sa forme
actuelle triangulaire (et magnifique) date du début XIIIe.
Des contreforts seront ajoutés aux XVe et XVIe. En 1589, la
forteresse résista à un siège de 5
mois du Duc de Mercœur.
Se
visite. Ne pas hésiter à se perdre dans le petit
et très joli centre médiéval de la
ville.
RESTAURANT
Le
Petit Pressoir
Cuisine
entre traditionnel et gastronomique.
20
rue de Paris
Tél
: 02 99 74 79 79
35500
Vitré
RESTAURANT
La
Taverne de l'Ecu
Cuisine
créative et raffinée
12
rue Baudrairie
Tél
: 02 99 75 11 09
35500
Vitré
(Crédit
photo : Château de Vitré :
CRTB/Schulte-Kellinghaus Martin)
Les
Rochers-Sévignés
(région
de Vitré)
Il
fut le château breton de Madame de
Sévigné. Ce manoir gothique du
XVe siècle est proche de Vitré. On peut
visiter la chapelle et une partie du manoir, où se trouvent
des portraits de la famille et quelques objets ayant appartenu
à la célèbre Marquise.
" C’est
dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis ".
Chateaubriand
La
plus belle vue de l'extérieur de cette belle forteresse est
de l'autre côté de l'étang.
Le
château de Combourg construit entre le XIIIe et le XVe est
connu pour avoir été celui de
l'écrivain François-René de
Chateaubriand pendant des années, certainement
l'écrivain le plus célèbre de France,
fondateur du romantisme littéraire, né
à Saint-Malo. Un endroit magnifique. Quelques rues avec des
maisons médiévales autour du château.
"Les
gens étaient persuadés qu'un certain comte de
Combourg, à la jambe de bois, mort depuis trois
siècles, apparaissait à certaines
époques, et qu'on l'avait rencontré dans le grand
escalier de la tourelle ; sa jambe de bois se promenait aussi
quelquefois seule avec un chat noir."
“La
fenêtre de mon donjon s'ouvrait sur la cour
intérieure ; le jour, j'avais en perspective les
créneaux de la courtine opposée, où
végétaient des scolopendres et croissait un
prunier sauvage. Quelques martinets qui, durant
l'été, s'enfonçaient en criant dans
les trous des murs, étaient mes seules compagnons. La nuit,
je n'apercevais qu'un petit morceau du ciel et quelques
étoiles. Lorsque la lune brillait et qu'elle s'abaissait
à l'occident, j'en était averti par ses rayons,
qui venaient à mon lit au travers des carreaux
losangés de la fenêtre. Des chouettes voletant
d'une tour à l'autre, passant et repassant entre la lune et
moi, dessinaient sur mes rideaux l'ombre mobile de leurs ailes.
Relégué dans l'endroit le plus désert,
à l'ouverture des galeries, je ne perdais pas un murmure des
ténèbres. Quelquefois, le vent semblait courir
à pas légers ; quelquefois il laissait
échapper des plaintes ; tout à coup, ma
porte était ébranlée avec violence,
les souterrains poussaient des mugissements, puis ses bruits expiraient
pour recommencer encore. A quatre heures du matin, la voix du
maître du château appelant le valet de chambre
à l'entrée des voûtes
séculaires, se faisait entendre comme la voix du dernier
fantôme de la nuit.”
(Mémoires
d'Outre-Tombe)
Ouvert
au public d'avril à Octobre - Renseignements : 02 99 73 22 95
RESTAURANT
Restaurant
l'Ecrivain
Place
de l'Eglise
Tél
: 02 99 73 01 61
35270
Combourg
Les
villes suivantes sont dans la région de Combourg :
Lanrigan
De
Combourg, prenez la direction de Fougères sur quelques
kilomètres, puis suivez la direction du village vers la
droite.
Le
joli château (datant de la fin du XVe) de ce minuscule
village mêle des éléments de style
flamboyant et Renaissance. Il est privé mais visible de la
route. Si certaines visites sont possibles en
été, c'est l'office de tourisme de Combourg qui
vous le dira : Tél : 02 99 73 13 93.
Saint-Léger
des-prés
Quelques
kilomètres après Lanrigan, toujours en direction
de Fougères, la petite église de
Saint-Légers recèle bien des trésors
sous sa voûte étoilée en bois.
Très bel endroit.
Château
de la Roche-Montbourcher
Sur
la droite de la D285, quelques kilomètres après
Saint-Léger, une petite route rejoint la ferme en ruine de
La Roche. Dans le bois sur la gauche, après le champ, se
dresse en sous-bois la majestueuse ruine du Château de la
Roche-Montbourcher. Le donjon carré est du 12ème,
la tour ronde du 15ème, douves, vestiges d'un
prieuré. Possibilité de chutes de pierres et le
site est de toutes manières privé.
Landal
Le
parc a été interdit aux voitures. Il faut donc se
garer et continuer à pieds. Abandonné depuis
quelques années après une restauration importante
(!!!), Landal demeure un des châteaux les plus
photogéniques de Bretagne.
C'est
au XIe siècle qu'est construit Landal sur un site druidique,
Landal fut attaqué à plusieurs reprises et
incendié par les anglais en 1758, avant d'être
restauré aux XIXe et XXe.
Il
est possible de faire le tour extérieur de
l'étang. Un parc naturel régional est de l'autre
côté.
Forêt
de Villecartier
Plus
à l'est, entre Combourg et le Mont-Saint-Michel, se dresse
la forêt de Villecartier. Avec ses grands chênes
sombres, elle est l'une des plus anciennes de Bretagne.
Joli
chemin de sous bois entre l'étang et la Colonne des Chouans.
Honoré
de Balzac s'inspira du château de la Ballue (près
de Bazouges-la-Pérouse) pour écrire Les Chouans.
Si
la forêt est idéale pour les
randonnées, des animations y ont également
été installées :
Tout
près d'Antrain, le village de Saint-Ouen-la-Rouërie
fut l'antre d'un autre héros à la grande
dimension romantique, le Colonel et Marquis Armand de la
Rouërie.
Tout
d'abord héros (avec Lafayette) de la Guerre
d'Indépendance américaine, et ami de Georges
Washington, le "colonel Armand" va former la Conjuration Bretonne
depuis son château de Saint-Ouen la Rouërie. Cette
conjuration, véritable armée
anti-révolutionnaire, ou contre-révolutionnaire
bretonne, si elle existait sur le papier, n'aura jamais
véritablement combattue, échaudée
à la fois par la défaite des troupes royalistes
à Valmy, puis par la mort de la Rouërie
lui-même en janvier 1793 alors qu'il vient d'apprendre la
décapitation de Louis XVI. Cependant, l'esprit de bandes
armées formées par La Rouërie et Jean
Chouan donnèrent par la suite naissance aux Chouans, les
célèbres guérilleros royalistes
bretons. La Rouërie combattait dans le même esprit
les Anglais et les Révolutionnaires français,
l'esprit de liberté pour l'Amérique et pour la
Bretagne (dont l'autonomie et le Parlement furent interdits par la
Révolution).
Une
stèle fut élevée à sa
gloire en 1993 sur la place du village.
La
façade longiligne est typique du XVIIIe siècle
avec ses larges ouvertures. La partie gauche du bâtiment
correspond à une aile de l'ancien chäteau de
1620-1630, tandis que la partie droite est reconstruite sur une
ancienne aile en retour vers l'ouest.
Un
grand fronton triangulaire et deux colonnades de granit ont
été rajoutés au début du
XIXe siècle, ainsi que les deux
œils-de-bœuf. Le parc, à l'origine
entouré d'un saut-de-loup, comporte à l'ouest un
jardin à l'anglaise, et à l'est un parterre
à la française. Il est formé d'une
grande variété d'essences. La même
famille possède ce château depuis sept
générations.”
(Texte
extraits de "Le Patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine" ©
2000 FLOHIC Editions)
Bonnefontaine
Sur
la commune d'Antrain, toujours près du Mont-Saint-Michel,
assis sur les rives du Couesnon, à la frontière
entre la Normandie et la Bretagne, Bonnefontaine est un très
beau château-fort édifié par le
Chancelier de la Duchesse Anne de Bretagne à la fin du XVe
siècle, puis modifié au fil des
siècles.
Il
se visite.
Tél
: 02 99 98 31 13
Chateau
de Montmuran
Très
beau château avec une incroyable porte-Pont-Levis. Sur la
commune des Iffs. Cette forteresse date du XIIe siècle. Le
chatelet est du XIVe et la partie centrale du XVIIe.
Bertrand
du Guesclin fut armé Chevalier sur l'emplacement de la
chapelle actuelle le Jeudi Saint 1354. En 1373, après le
décès de sa première femme, Tiphaine
Raguenel, il épousa Jeanne de LAVAL-CHATILLON dans la
même chapelle du château de Montmuran.
Se
visite.
Si
vous êtes à Montmuran, arrêtez vous
à
Eglise
Saint Ouen des Iffs
Sous
l'impulsion des seigneurs de Laval, propriétaires du
château de Montmuran, est entreprise au XVe siècle
la construction de la très belle église
paroissiale des Iffs. Avec une nef ouvrant sur quatre chapelles
latérales, l'église a la forme d'une croix de
Lorraine. Son aspect extérieur est représentatif
du style gothique flamboyant breton : arcades et fenêtres en
arc brisé, contreforts, pinacles sculptés, choux
frisés et autres motifs décoratifs
taillés dans le granit. L'intérieur est
éclairé par le vitrail de la conversion de Saint
Paul, celui de Saint Yves et la verrière à deux
meneaux de la chaste Suzanne.
Sur
la route Saint-Malo/Rennes, ce très beau château
du XVIème siècle avec de grands jardins
à la française se visite. Il comprend
également un très beau zoo avec de nombreux
singes, lions, loups, girafes, oiseaux... mas aussi des spectacles de
fauconneries ou d'équipages de chasse-à-coure
avec des meutes de plus de cinquante chiens.
Sortie
Pleugueneuc/La Bourbansais sur la route Rennes/Saint-Malo
Tél.
33 0(2) 99 69 40 07
La
Vieille Auberge
La
Vallée
Tél
: 02 99 45 46 25
35630
Hédé
Forêt
du Mesnil
Un
peu plus loin vers Saint-Malo, la forêt du Mesnil,
près du village de Tressé, comprend une
très jolie allée couverte
dénommée la Maison des Fées. Avec des
gravures préhistoriques de seins et de couteaux.
Transports
:
Gare
TGV et aéroport international à Rennes.
Attractions
:
Pas
très loin de la Bourbansais, sur l'axe Rennes-Saint-Malo :
parc d'attraction de Cobac-parc pour les enfants (et les plus grands).
(Crédit
photo : Colombages en centre-ville : CRTB/Schulte-Kellinghaus
Martin)
Nouvelle
capitale de la Bretagne administrative depuis que Nantes est devenue
celle des Pays-de-Loire (durant la Révolution
Française), ces deux villes sont les plus grandes et
dynamiques de Bretagne, avec de nombreux cinémas,
théâtres, concerts, shopping...
Les
terrasses de certains cafés de Rennes sont très
agréables aux beaux jours. Ceci dit, certains quartiers sont
à éviter à la nuit tombée,
à moins que vous aimiez les beuveries, le vomi par terre, la
mendicité agressive... et bien pire. C'est le cas du
quartier des places Sainte-Anne et Saint Michel (surnommée
Rue de la Soif), qui, s'il vaut le coup d'être
visité, est tout de même plus
fréquentable en matinée.
La
rue Saint-Georges, à gauche quand on descend de la place du
Parlement de Bretagne, est un petit peu plus calme.
FAIRE
LE Tour du vieux Rennes
et
ses maisons médiévales : vous pouvez
partir de la place de la Mairie et longer celle-ci par la rue sur la
gauche. Arrivés derrière le cinéma
Gaumont, prenez la rue du Chapître (bustes polychromes en
bois du XVIe siècle, sur la façade du 20
de la rue), puis tournez à droite vers l'office de tourisme
qui se trouve dans une ancienne chapelle. Reprenez ensuite la rue des
Dames, en face de la porte de la chapelle, qui vous emmènera
jusqu'à la cathédrale.
En
bas de la place, prenez la rue piétonne sur votre gauche,
qui va croiser la grande artère piétonne de la
ville. Continuez tout droit jusqu'à la place du Parlement.
Si vous avez encore des jambes, vous pouvez remonter la rue Hoche qui
monte à droite du parlement, jusqu'à la rue
Saint-Melaine sur la droite, qui vous emmènera à
l'église du même nom et aux grilles du merveilleux
jardin du Thabor.
Le
Parlement de Bretagne
Comme
les autres parlements de France sous l'Ancien Régime, le
parlement de Bretagne était une cour de justice.
Les
parlements possédaient également des
prérogatives législatives les autorisant
à affirmer une autonomie à l'égard du
pouvoir royal. Les Bretons étant
intéressés à défendre les
droits de leur province, préservés par le
traité d'union avec la France, les "libertés
bretonnes".
Créé
en mars 1553 par un édit d'Henri II, le parlement de
Bretagne a été dissous en tant qu'institution par
la Révolution française en février
1790, ce qui provoqua la révolte de la Conjuration Bretonne,
emmenée par le colonel Armand de la Rouërie, qui
donnera plus tard naissance à la chouannerie.
Mais
le mot "Parlement" désigne toujours ce palais
situé au cœur de la ville de Rennes et
où les conseillers du parlement
siégèrent à partir de 1655 ;
monument entièrement restauré après
l'incendie du 5 février 1994. Dans des locaux
adaptés aux exigences du XXIe siècle, la
cour d'appel de Rennes a pu reprendre l'activité qu'elle y
déployait depuis près de deux siècles.
Église
Notre-Dame en Saint Melaine
Avec
sa tour et son transept de l'ancienne abbaye
bénédictine de Saint Melaine
(xie siècle), ses arcades gothiques du
XIVe siècle, sa façade à
colonnes du XVIIe siècle, son clocher
coiffé d’une Vierge dorée au
XIXe siècle, et bordée d'un
cloître du XVIIe siècle (à
l'arrière).
Le
parc du Thabor
Sur
plus de 10 hectares, il fut construit entre 1860 et 1867 à
la place du verger de l'église Saint Melaine.
L'aménagement a été confié
au paysagiste Denis Bühler et la réalisation des
serres, de la volière, des grilles, de l'orangeraie et du
par à musique à l'architecte Jean-Baptiste
Martenot. UN endroit de détente magnifique.
-
Au bout de la rue Saint-Georges, on peut jeter un coup d'oeil sur et
dans la Piscine Saint-Georges datant de 1923 et de style
art-déco.
-
Musique :
-
Musée de Bretagne :
46,
bd Magenta (sur les quais) - 02 23 40 66 70
20,
quai Emile Zola
02.23.62.17.45
Sorties
:
Discos-bars
dans le complexe médiéval de la Prison
Saint-Michel (assez sélect).
Discothèque
Le Pym's (pour les plus âgés). L'Espace pour les
plus branchés.
-
Sports : Rennes
à une équipe de football jouant en
élite : le Stade Rennais
Dans
les environs :
RESTAURANT
Le
Sarment de Vigne
54
rte de Fougères
Tél
: 02 99 62 00 13
35510
Cesson Sévigné
RESTAURANT
L'Appart
de Loïc
67
ter bd de la Tour-d'Auvergne
Tél
: 02 99 67 03 04
35000
Rennes
RESTAURANT
La
Biscorne
8
rue Saint-Mélaine
Tél
: 02 99 38 79 77
35000
Rennes
RESTAURANT
Le
Comptoir des Halles
17
rue Jules-Simon
Tél
: 02 99 78 20 07
35000
Rennes
RESTAURANT
La
Coquerie
156
rue d'Antrain
T
: 02 99 38 05 55
35000
Rennes
RESTAURANT
Le
Corsaire
Très
bien
52
rue d'Antrain
Tél
: 02 99 36 33 69
35700
Rennes
RESTAURANT
L'Eau
à la Bouche
12
rue de l'Arsenal
Tél
: 02 23 40 27 95
35000
Rennes
RESTAURANT
L'Escu
de Runfao
11
rue du Chapitre
Tél
: 02 99 79 13 10
35000
Rennes
RESTAURANT
La
Fontaine aux Perles
Chaque
jour, Rachel Gesbert sublime les produits
de
notre terroir : légumes, gibier, pièces du
boucher, poissons du littoral, coquillages et crustacés...
Très
très bien
96
rue de la Poterie
Tél
: 02 99 53 90 90
35200
Rennes
RESTAURANT
Le
Four à Ban
Cuisine
du marché
4
rue Saint-Melaine
Tél
: 02 99 38 72 85
35000
Rennes
RESTAURANT
Le
Guéhennec
La
Tradition culinaire revisitée par Gérard
Le Guehennec
33
rue Nantaise
Tél
: 02 99 65 51 30
35000
Rennes
RESTAURANT
Hot
Brasil
Restaurant
brésilien de la ville
27
rue de Penhoët
Tél
: 02 99 78 17 81
35000
Rennes
RESTAURANT
Instant
Gourmand
11
bd de la Tour d'Auvergne
Tél
: 02 99 65 01 77
35000
Rennes
RESTAURANT
Léon
le Cochon
1
rue du Mal-Joffre
Tél
: 02 99 79 37 54
35000
Rennes
RESTAURANT
L'Ouvrée
restaurantlouvre.wanadoo.fr
18
pl des Lices
Tél
: 02 99 30 16 38
35000
Rennes
RESTAURANT
Paris-New
York
276
rue de Fougères
Tél
: 02 23 21 15 71
35700
Rennes
RESTAURANT
Le
Piano Blanc
Ambiance
campagne
315
Chemin de la Prévalaye
Tél
: : 02 99 31 20 21
35000
Rennes
RESTAURANT
La
Table d'Eugénie
2
rue des Dames
Tél
: 02 99 30 78 18
35000
Rennes
RESTAURANT
Le
Tire-Bouchon
2
rue du Chapitre
Tél
: : 02 99 79 43 43
35000
Rennes
RESTAURANT
Le
Saison
Imp
du Vieux-Bourg
Tél
: 02 99 68 79 35
35760
Saint Grégoire
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