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ou acheter avec Amazon.fr :
LA
BATAILLE DE NORMANDIE
Egalement
appelée D-Day ou Opération Overlord, la bataille
de Normandie reste l’un des plus fascinants
épisodes militaires ayant jamais eu lieu. Le 6 juin 1944, 3
divisons (deux américaines et une anglaise, cette
dernière comprenant un bataillon canadien) sont
parachutées aux extrémités de la zone
visées, pendant que 6 autres divisions sont
embarquées à l’assaut des plages de
Normandie, défendues par des Allemands
déterminés à lutter
jusqu’à la mort dans leurs nombreux bunkers qui
jalonnent la côte. Ils sont maîtres de
l’Europe et d’une partie du monde, et ne sont pas
déterminés à se laisser faire. Luttant
sur le front russe en même temps, et induits en erreur par
leur chef Adolf Hitler qui pense que le débarquement aura
lieu plus au nord, les Allemands vont être
débordés, mais de peu. Non sans une bataille des
plus sanglantes qui durera deux mois et demi (jusqu’au 21
août). L’objectif des alliés est de
créer des ports artificiels pour ensuite prendre toute la
Normandie, puis la Bretagne, et, enfin, de foncer sur Paris.
Les
troupes Alliées furent dirigées par les
généraux Eisenhower et Montgomery avec une flotte
de 5 000 bateaux, 12 000 avions (qui largueront, outre les
parachutistes, 5000 tonnes de bombes) transportant 156 000 hommes (pour
la première vague d’assaut).
D’ouest
en est, les plages sont rebaptisées : les
Américains débarqueront à Utah Beach
et Omahah Beach. Gold Beach recevra les Anglais, Juno Beach les
Canadiens, et Sword Beach les Anglais également. Si
l’assaut fut plus compliqué que prévu,
avec 4 000 morts et 6 000 blessés, les pertes
furent néanmoins inférieures à ce qui
avait été planifié.
Côté civils, les pertes sont lourdes : 20 0000
normands furent tués, Caen, Cherbourg, Saint Lô et
le Havre furent rasées, sans compter de nombreux villages.
Mais le reste de la bataille portera le nombre de morts à
des dizaines de milliers et sera aussi sanglante pour les
Alliés que pour les Allemands.
Conseils
de visite
Les
villes principales sont Caen et Cherbourg, elles sont desservies en
trains vers Paris ou la Bretagne. Bayeux, comme les deux
précédentes, possèdent tous les
services d’une vraie ville et est très jolie.
-
1
journée
: c’est un peu court. Vous devrez aller visiter le
Mémorial de Caen pendant une demi-journée, puis
serez limités à la côte toute proche :
Pegasus Bridge, et le Grand Bunker d’Ouistreham. Si vous
arrivez à faire tout cela un peu plus vite, allez visiter le
château de Caen et ses musées gratuits.
-
2
jours
: Caen (Mémorial, Château), Pégasus
Bridge, Arromanches (Musée 360°, la plage),
Cimetière Américain de Saint-Laurent, Tapisseries
de Bayeux, Pointe du Hoc.
-
3 jours ou plus :
Rajoutez Sainte-Mère Eglise, la Batterie de Saint-Marcouf
(surtout s’il y a des reconstitutions ce jour-là).
Au niveau touristique : le petit port de Barfleur et La Cité
de la Mer de Cherbourg qui est fantastique pour tout savoir du monde
sous-marin, et qui ravira vos enfants si vous en avez.
-
Si vous êtes Québécois,
vous vous rendrez avant toute chose à Courseulles-sur-Mer et
au musée de Juno Beach qui célèbre la
mémoire des Canadiens débarqués ici.
-
Les français
pourront se rappeler du général de Gaulle sur
cette même plage de Courseulles ou une grande croix de
Lorraine marque l’endroit ou Le Général
pris pied sur le territoire de la France libérée.
Le musée d’Ouistreham rappelle
également la mémoire des 177 Français
du commando Kieffer.
-
La Carte Normandie
Pass,
qui coûte 1E, vous offrira des réductions sur la
plupart des musées consacrés au D-Day.
Très utile si vous comptez en visiter plusieurs. Elle est en
vente dans ces musées.
-
N’oubliez pas d’acheter, des sablés, des
fromages, du Calvados, des cailles flambées, des
crêpes, du cidre, des huîtres, du beurre et des
caramels d’Isigny, des coquilles Saint-Jacques de
Grandcamp-Maisy, des chiques à la menthe de Bayeux du pain,
des demoiselles de Cherbourg, et, bien sûr, des tripes
à la mode de Caen !
GOOGLE
MAP
Caen
Marquée
par l’invasion viking de 1020, la ville le sera tout autant
durant ce même XIe siècle par la
personnalité de Guillaume le Bâtard, qui deviendra
Guillaume le Conquérant et dont on peut également
voir la vie sur la tapisserie de Bayeux (voir plus bas). Il fit
construire le château pour protéger la ville, et
aussi les deux abbayes. Il épouse Mathilde de Flandres en
1083, qui est enterrée à
l’Abbaye-aux-Dames, et il sera pour sa part inhumé
à l’Abbaye-aux-hommes.
La
ville fut ensuite une cible privilégiée par
différentes invasions anglaises au cours des
siècles, et particulièrement la guerre de Cent
Ans, des Anglais qui finalement et, ironie de l’histoire,
détruisirent la ville tout en la libérant, en
1944.
Le
général Montgomery pensant que la prise de Caen
est la clé de la bataille, va attaquer la ville
dès le lendemain du D-Day, 7 juin 1944, jusqu’au
1er juillet suivant, où Caen fut complètement
encerclée puis intensivement bombardée et
totalement détruite. Quelques vieilles rues demeurent
néanmoins dans la capitale de la Basse-Normandie. De belles
églises sont toujours debout et, surtout, le
château de Guillaume le Conquérant qui domine la
ville et où sont regroupés les musées
d’histoire de Normandie et des Beaux-Arts.
Le
Château
Bâti
par Guillaume-le-Conquérant vers 1060, il offre une belle
vue panoramique sur la ville. Son entrée est gratuite, ainsi
que ses musées (à part les expos temporaires).
Son donjon fut détruit pendant la Révolution, et
quelques parties par les bombardements de 1944. Cependant il est
toujours une très belle place à visiter, et ses
musées sont de qualité. Depuis la muraille on
voit toujours très bien les bases du donjon
médiéval et ses fortifications.
Au
milieu de la cour du château se trouve
l’église Saint Georges et, derrière
elle, l’Echiquier de Normandie. Tous deux abritent les expos
temporaires.
Musée
de Normandie
Hébergé
dans le Logis du Gouverneur, et gratuit, il permet de bien saisir
l’histoire de ce peuple depuis les temps les plus anciens, et
présente de belles collections d’objets,
très bien mis en valeur. Devant ce
bâtiment, le petit jardin présente des plantes qui
étaient cultivées au Moyen-Âge.
Tél
: 02 31 30 47 60
Musée
des Beaux-Arts de Caen
Abrité
dans la construction moderne du château, et gratuit
également, il propose de très belles galeries de
peintures italiennes, françaises hollandaises et flamandes
des XVIe et XVIIe siècles, avec des Cosme Tura, Le
Pérugin, Véronèse, Le Tintoret, Le
Guerchin, Giordano, Poussin, Champaigne, Rubens, Ruysdael, Rigaud,
Tournières, Boucher, Lancret, Tiepolo... Des collections
permanentes qui ont font un des plus riches musées de
province en France !
Tél
: 02 31 30 47 70
Eglise
Saint-Pierre
Juste
en face du château, elle fut bâtie au XIe
siècle, mais l’actuelle église est du
XIIIe-XVIe. La façade est du XIVe. Le clocher gothique fut
reconstruit après les bombardements dans son style XIVe
également. L’extérieur comme
l’intérieur présentent des
mélanges de styles gothiques et Rennaissance. Ne ratez pas
l’arrière de l’église, tant
de dedans que de dehors.
L’abbaye
aux Hommes
(L’Eglise
abbatiale Saint-Etienne)
Construite
par Guillaume-le-Conquérant entre 1065 et 1077, elle abrite
toujours son tombeau (il est mort le 9 septembre 1087). Son
mausolée fut détruit par les Protestants
iconoclastes en 1563. Sur sa tombe, en latin, on peut lire
l'inscription suivante : «Ici repose l'invincible
Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi
d'Angleterre, fondateur de cette maison, qui mourut l'année
1087».
Les
tours ont été surmontées de
flèches gothiques au XIIIe siècle
(hauteur 80 et 82 mètres). Nef romane. Longue de 56
mètres, elle constitue un parfait exemple du style roman
normand. Chacune des travées comprend 3 niveaux.
L’abbaye
aux Dames
Le
mausolée de Mathilde de Flandres, épouse de
Guillaume (morte en 1083), a également
été détruit pendant les guerre avec
les Protestants, mais on peut toujours y voir sa tombe.
Dédiée à la Sainte-Trinité,
la construction de l’abbaye débuta en 1062 pour
s’achever en 1130. La façade et les tours ont
été reconstruites au XIXe. La crypte
présente également de nombreuses colonnes.
Le
Mémorial de Caen
Juste
à l’extérieur du
périphérique de la ville, au Nord, il est le plus
grand musée de Normandie dédié
à la guerre (et à la paix). Inauguré
en 1989, il faut compter une demi-journée de votre
séjour dans la région pour le visiter.
Présentant principalement la Bataille de Normandie, il
comprend beaucoup de véhicules et de maquettes, de
scènes de reconstitutions et d’objets historiques,
ainsi que des projections vidéos. La visite se poursuit par
la Guerre Froide et différentes salles consacrées
à la paix en général et à
ses artisans.
Restaurant,
café, librairie, souvenirs...
-
Tél : 02 31 06 06 45 - Sortie 7 du
périphérique.
AUTRES
ATTRACTIONS À CAEN : À la sortie sud-ouest, on
peut visiter les ruines romaines et le site archéologique de
Vieux-la-Romaine. 02 31 71 10 20. Labyrinthe de maïs
enchanté à Cambes-en-Plaine (site internet), ou
le Parc Festyland à Caen, porte de Bretagne, qui propose des
attractions autour des thèmes des vikings, chevaliers et
pirates... (site internet).
Sword
Beach
8km
de long entre Ouistreham et Saint-Aubin, la 3e division
d’infanterie britannique y débarqua, ainsi que les
177 Français du commandant Kieffer.
Site
internet sur Sword
Pegasus
Bridge (à Bénouville)
Il
s’agit du nom de code donné à
l’opération de prise de ce pont sur le canal entre
Caen et Ouistreham par un commando Brittanique de la 6e divison
aéroportée. Peu après minuit, le 6
juin, 3 planeurs transportant une trentaine d’hommes, se
posent en silence à moins de 100 mètres du pont.
Ils sont dirigés par le major John Howard. Madame
Gondrée, propriétaire du café,
renseigne les Anglais sur les positions Allemandes (sont
café sera la première maison
libérée de France !), et les Alliés
gagnent ainsi leur premier pont, au prix de 2 morts et 14
blessés. L’épisode sera
relaté dans le film Le Jour le Plus Long. Le Pont
à bascule actuellement sur le canal est une
réplique, l’original étant dans le parc
du joli petit musée qui se trouve juste derrière
le canal, et qui célèbre les héros
britanniques de ce commando, tout en présentant une
réplique de planeur Horsa, différentes
pièces de collection et des machines de guerre.
Bénouville
On
peut également y visiter le château
néoclassique de Bénouville (on
l’aperçoit depuis le canal), construit en 1769 par
Claude Nicolas Ledoux.
Ouistreham
Extrémité
Est des plages du débarquement, c’est ici
qu’on peut voir la Sword Beach. Ouistreham comporte deux
musées dédiés au
débarquement.
Le
Grand Bunker : Musée du mur de l’Atlantique
Haut
de 17 mètres, le grand bunker était un centre de
contrôle des tirs Allemands, et il commandait ainsi
à tous les autres bunkers de la zone. Des scènes
de la vie allemande y ont été
reconstituées, et on peut y voir beaucoup de collections et
de matériels militaires. Du dernier étage on peut
voir la mer à travers un
télémètre Allemand servant
à analyser la position des bateaux. Au-dessus, on a une
très belle vue sur la côte depuis la plateforme du
bunker. Dans la cour on peut entre autres observer une vraie barge de
débarquement restaurée pour le film Il Faut
Sauver le Soldat Ryan.
-
Avenue du 6 Juin. Tél : 02 31 97 28 69.
Le
Musée du Débarquement “N°4
Commando”
Dans
lequel on peut voir l’histoire et différents
objets historiques liés à ce commando, ainsi
qu’aux 177 français qui y participaient avec le
commandant Kieffer, dont une maquette de reconstitution de
l’attaque par les Français des positions
Allemandes.
Place
Alfred Thomas,
Tél.
: 02 31 96 63 10
Ouvert
du 15 mars au 31 octobre. de 10 h 30 à 18 h.
A
Ouistreham on peut également voir
l’église du XIIe siècle, le phare rouge
et blanc de 38 mètres de haut. C’est
également d’ici que partent les car-ferries pour
Porsmouth. On y trouve tous les services d’une jolie station
balnéaire.
A
Hermanville ou à Douvres vous pourrez voir des
cimetières militaires britanniques.
RESTAURANT
- La Sélection des Guides
Hôtel-Restaurant
Le Beau Rivage
1
rue du Dr-Charcot à Luc sur Mer
T
: 02 31 96 49 51
Juno
Beach
Attaquée
par la 6e division canadienne, cette plage était la 2e mieux
fortifiée après Omaha. 50% des troupes
d’assaut y laissèrent la vie.
Site
internet sur Juno
COURSEULES-sur-Mer
Le
grand Centre Juno Beach, sur la plage de la station
balnéaire est tout dédié à
ces Canadiens venus mourir sur les plages de Normandie. Il est
d’ailleurs le seul et est de bonne taille avec de
très bonnes collections. On peut également y
découvrir la vie au Canada à cette
époque.
Tél
: 02 31 37 32 17
Le
14 juin 1944, le Général de Gaulle traversa la
Manche à bord du navire français La Combattante.
Il prit enfin pied sur le territoire français sur cette
côte, entre Courseulles et Graye-sur-Mer. Une croix de
Lorraine a été érigée
à la limite des deux communes.
A
Courseulles, qui est une belle station balnéaire, on peut
voir également un Aquarium - Musée du Coquillage
-
02 31 37 92 58 - Site Internet -
Juste
derrière Courseulles, à Beny-sur-Mer, les
Canadiens morts au combat ont été
regroupés dans un cimetière.
Juste
à côté, dans
l’arrière-pays, on peut visiter plusieurs beaux
villages et châteaux.
-
Creuilly : Château du XI et XIIe siècles. 02 31 80
18 65. Site internet
-
Fontaine Henry : Admirable château Rennaissance avec parc
à l’anglaise et de nombreuses animations.
Site
internet - Tél 06 89 84 85 57.
-
Brécy : le château possède un
authentique jardin du XVIIe siècle, qui se visite. 02 31 80
11 48
Ci-dessous
: Crépon, Creuilly, Fontaine-Henry.
Gold
Beach
Environ
25 000 britanniques y ont débarqué. 413 y sont
morts. Elle ne fut “pas très difficile”
à prendre, comparée aux autres. Le but de Gold,
comme de Juno, était de prendre Bayeux très
rapidement.
Page
internet historique sur Gold
Arromanches-les-Bains
La
plage du village servit de port, sous le nom de Mulberry B (puis de
“Port Winston”, du prénom de Churchill,
le créateur de ce projet). Ce port artificiel fut
fabriqué en Grande-Bretagne puis remorqué
jusqu’ici. Il était plus facile pour les
Alliés de procéder ainsi plutôt que de
s’obstiner à essayer de prendre des ports tenus
par les Allemands. 115 caissons de béton plus 17 navires y
furent volontairement coulés sur 8km, afin de
protéger le nouveau port de la houle et des sous-marins
allemands. Le port fut opérationnel en 12 jours et permit de
débarquer, entre autres, 400 000 véhicules. Le
petit village est aujourd’hui une jolie station
balnéaire.
Depuis
la falaise et la statue de la Vierge, on a une bonne vue sur tous les
restes de ce port artificiels. Il n’existe pas
d’autres endroits où l’ont peut voir de
traces du débarquement sur les plages.
Toujours
sur la falaise, et juste à côté on peut
se rendre à pieds au...
Cinéma
circulaire à 360 degrés
S’il
est une projection vidéo à voir, c’est
bien celle-là. Très bien
réalisée, elle alterne scènes de
paysages d’hier et d’aujourd’hui. Mais
aussi et surtout de scènes de combats et de
détresse incroyables. L’écran entoure
la pièce et le regard ne peut pas fuir la dureté,
la réalité. Rien n’est sanglant. Tout
est oppressant. Une étape incontournable pour transformer
son voyage en autre chose qu’un “Disneyland de la
guerre”. Sauf pour les enfants trop jeunes.
-
02 31 22 30 30
Musée
du Débarquement
Place
du 6 juin, sur la plage, vous pouvez aussi voir un musée qui
vous apprendra tout sur le débarquement à Gold
Beach et la construction de Port Winston, avec des maquettes, un film,
des collections d’armes...
Tél
: 02 31 22 34 31
Longues-SUR-MER
Un
peu plus loin, près du joli petit port de Longues, la
batterie allemande conserve encore ses canons d’origine.
Informations à l’office de tourisme :
02
31 21 46 87. Site internet
Bayeux
Surtout
connue pour sa fabuleuse tapisserie médiévale, la
petite ville est une étape très
agréable, afin de déjeuner, flâner dans
ses rues anciennes, visiter sa cathédrale ou revenir sur les
traces de la bataille de Normandie, la prise de Bayeux ayant
été un élément
clé de la victoire Alliée.
La
Tapisserie de la reine Mathilde
Plus
connue sous le nom de “tapisserie de Bayeux”, elle
est incontournable dans une visite en Normandie. Elle semble avoir
été commandée par le
demi-frère de Guillaume le Conquérant, afin de
célébrer les victoires de ce dernier, la
conquête de l’Angleterre en 1066 et ses
événements clés, dont la bataille de
Hastings. Plus encore, cette broderie de 70 mètres de long
est une vaste bande-dessinée qui renseigne de
manière incroyable sur la vie au XIe siècle :
avec les costumes de ses 676 personnages, leurs châteaux,
leurs traditions religieuses et militaires... elle
représente également 202 chevaux et mules, 505
autres animaux...
(crédits photos : Détail de la Tapissserie de
Bayeux - XIè siècle - Avec autorisation
spéciale de la Ville de Bayeux)
La
fin de la tapisserie est manquante, mais les historiens
s’accordent pour penser qu’elle devait se terminer
par le couronnement de Guillaume.
Après
la projection d’un film donnant des explications sur la
conception de la tapisserie, et mettant ses dessins en
parallèle avec des reconstitutions de scènes de
chevalerie ou montrant les lieux et châteaux des batailles
célébrées sur la broderie, les
visiteurs se rendent auprès de la tapisserie
qu’ils suivent de numéro en numéro avec
un audio-guide sur l’oreille (en différentes
langues). La version pour enfants est parfaite et permet de faire vivre
à leur manière les dessins qu’ils
peuvent contempler.
Jusqu’à
la fin du XVIIIe siècle elle était
conservée avec le Trésor de la
Cathédrale de Bayeux, mais elle est aujourd’hui
dans le Centre Guillaume le Conquérant qui lui est
dédié.
Il
est ouvert tous les jours avec quelques interruptions vers
Noël et début janvier (voir les dates sur le site
internet). La visite dure une heure environ.
-
Vous pouvez voir une partie de la tapisserie en faisant
défiler la photo sur cette page.
-
Des images (d’un peu moins bonne qualité) sur
cette page.
L’entrée
de la Tapisserie donne droit à une entrée
gratuite (et réciproquement) au...
-
MUSEE BARON GERARD
Dont
les collections présentent le patrimoine de la ville : les
belles dentelles de Bayeux, des porcelaines, des peintures de David,
Boudin ou Caillebotte...
Hôtel
Ledoyen - 02 31 92 14 21
-
Fêtes médiévales, elles sont
organisées début juillet à Bayeux
durant tout un week-end.
-
La Cathédrale Notre-Dame de Bayeux
Juste
à côté du musée de la
Tapisserie, elle est un chef-d’oeuvre d'architecture romane
et gothique de style normand. Les tours à l’ouest,
et la crypte, sont du XIe siècle. Les fresques de la crypte
sont du XVe. On peut également y voir la salle du
trésor, et un labyrinthe pavé dans la salle du
chapitre. Le chantier gothique ajoutera beaucoup à la
cathédrale, et notamment la magnifique tour centrale.
-
Musée Mémorial de la bataille de Normandie
Un
parcours vous fait revivre toute la Bataille de Normandie dans cet
intéressant musée. Avec des objets
d’époque, un film... Le ticket donne droit
à une entrée gratuite au Mémorial De
Gaulle.
-
Boulevard Fabian Ware (à une minute du centre)
-
02 31 51 46 90 - Site internet
-
CIMETière britannique
Juste
à côté du Musée, de
l’autre côté du boulevard,
l’émotion est toujours grande au milieu de ces
milliers de stèles sous lesquelles reposent les corps des
héros anglais de la bataille.
-
Mémorial du général de Gaulle
Le
“Général” fut très
lié à Bayeux où il établira
la première autorité française au
lendemain du débarquement de juin 1944, puis où
il dévoilera les bases de la constitution de la Ve
République.
Le
ticket donne droit à une entrée gratuite au
Musée de la Bataille de Normandie.
-
10, rue Bourbesneur - 02 31 92 45 55 - Site internet
RESTAURANTS
La
Sélection des Guides
Château
de Sully
Rte
de Port-en-Bessin à Bayeux
T
: 02 31 22 29 48
Le
Lion d'Or
71
rue Saint-Jean à Bayeux
T
: 02 31 92 06 90
Omaha
Beach
D’une
longueur de 8km, “Omaha la sanglante” fut
attaquée le 6 juin par les troupes américaines du
Ve Corps US. Puissamment défendue par les batteries
Allemandes. La “Force O” qui attaque ici et
à la pointe du Hoc, compte un total de 34 000 hommes. A
cause des mauvaises conditions météos, les bombes
larguées par avion sur les canons allemands ont
été peu efficaces. En outre, de nombreux chars
amphibies ont été largués trop
tôt par les soldats effrayés par la
densité des tirs allemands et coulèrent
à pic avec leur équipage. A 6h25, la
première vague de soldats atteint la côte. Les
Allemands tiraient de partout SAUF d’Omaha, afin de garder la
position de leur canon secrète en attendant que de nombreux
Américains soient sur la plage pour y faire un massacre. Il
y aura en tout presque 1000 morts (25% par noyade) et 2000
blessés ou disparus. A 10 heures, les Américains
avaient déjà réalisé 3
différentes percées au travers des lignes
allemandes.
-
Page internet d’histoire sur Omaha.
COLLEVILLE-SUR-MER
Cimetière
Américain
Deux
jours après le D-Day, le site servit
déjà de cimetière pour les morts
d’Omaha. Le terrain a été depuis lors
donné par la France aux USA, et ce sont désormais
9387 soldats qui y sont enterrés, dont 4 femmes et 307
inconnus. Il manque ici 14 000 corps, rapatriés aux USA
à la demande de leurs familles. Mais le site est
déjà très impressionnant comme
ça. Près du mémorial, on trouve
également les noms des 1557 soldats disparus pendant la
Bataille de Normandie. Théodore Roosevelt Junior y est
enterré. S’il n’est qu’un
cimetière à visiter, c’est
celui-là.
(Crédit
photo : gouvernement des Etats-Unis)
Le
site internet (en Anglais) - Voir une vidéo, et une autre.
-
Le village : des photographies prises après les
bombardements ont été affichées sur
des panneaux. Par exemple près de
l’église qui datait des XIIe-XIIIe
siècles, et que les Américains ont dû
détruire car 7 Allemands se trouvaient dans le clocher et
renseignait depuis là leurs artilleurs sur les positions des
navires alliés. Elle fut reconstruite à
l’identique après guerre.
Site
internet de la mairie
On
peut voir 3 musées à Omaha, le
Mémorial étant le plus grand :
-
Big red one, à Colleville, est dédié
à la première vague d’assaut sur Omaha
Site internet - 02 31 21 58 81
-
Musée Mémorial Omaha Beach, Avenue de la
Libération à Saint-Laurent-sur-Mer - 02 31 21 97
44 - Site internet
-
Musée D-Day Omaha, à Vierville, route de
Grandcamp - 02 31 21 71 80 Site Internet
Photos
ci-dessous : Mémorial, D-Day Omaha, et Big Red One :
OMAHA
BEACH GOLF CLUB
T
: 02 31 22 12 12
La
Ferme Saint-Sauveur - 14520 Port-en-Bessin-Huppain
La
Cambe
21222
soldats allemands reposent dans le cimetière, non loin de
l’autoroute au niveau de la pointe du Hoc.
Juste
à côté se trouve le Jardin de la Paix,
ou 1200 érables ont été
plantés.
Pointe
du Hoc
Pas
de musée, pas d’artifices à la pointe
du Hoc... juste une vison... de l’enfer ! On se demande si
dans 1000 ans, les bourrasques auront réussi à
boucher les milliers de cratères créés
en 1944 par les bombes Alliées. Le 6 juin 1944, le 2e
bataillon de Rangers américains (225 hommes),
commandé par le lieutenant-colonel James E. Rudder,
débarque sur la minuscule plage de galets et entreprennent
l’escalade de la falaise (25 à 30
mètres de haut), défendue par 125 fantassins et
80 artilleurs allemands, afin de détruire leurs canons. En
5mn, les premiers Américains atteignent le sommet. En 15mn
les premiers bunkers. 80 d’entre eux y laissèrent
la vie (Rudder fut blessé deux fois), pour
découvrir une fois en haut que les canons des bunkers
étaient... en bois ! Les Allemands ayant
déplacé leurs pièces
d’artillerie et ayant mis ces leurres en place.
Une
promenade au milieu de ces bunkers détruits et des chemins
sillonnant dans les cratères donne vraiment une sensation de
ce qui a pu se passer ici.
-
Page internet d’histoire sur la pointe du Hoc
Isigny-sur-Mer
et Hautteville-bocage
-
Incontournable pour les amateurs de caramels : l’usine
Normandie Caramels !
RESTAURANTS
- La Sélection des Guides
La
Marée
5
quai Henri-Chéron à Grandcamp Maisy
T
: 02 31 21 41 00
La
Flambée
2-4
rue Emile-Demagny à Isigny
T
: 02 31 51 70 96
Utah
Beach
Le
Maréchal allemand Rommel avait renforcé cette
côte de nombreux nids de mitrailleuses et de canons sur les
hauteurs, mais la plage était tout de même moins
bien défendue que les autres, et le débarquement
d’Utah Beach fut le plus “facile” de
tous. Suite à une erreur de navigation, les vagues
d’assaut et leurs chars amphibies arrivent deux
kilomètres trop au sud, heureuse erreur, puisque les
Allemands sont nettement moins bien organisés ici. Sur 23250
américains de la 4e Division US, le nombre totale des morts,
disparus et blessés ne dépassa pas 200, et les
troupes maîtrisèrent rapidement la plage.
-
Page internet d’histoire sur Utah.
SAINTE-MARIE-DU-MONT
-
Musée du Débarquement : construit sur la plage au
lieu du débarquement, il présente la
stratégie et l’histoire du débarquement
à Utah, en montrant aux visiteurs des belles collections
dont des engins amphibies, un film... Sur la plage, on peut voir la
“borne 00” du Chemin de la Liberté qui
suit les troupes Alliées jusqu’en Belgique,
jalonné par des bornes comme celle-ci.
-
Musée de l’Occupation : sur la place de
l'Église, cet ancien hospice a abrité pendant 4
ans la garnison allemande. Du 6 juin au 1er novembre 1944, ce fut
autour des Américains d’en faire leur QG pour Utah
Beach.
-
02 33 71 57 14 - Site internet
-
Musée de la Libération : (toujours place de
l’Eglise). Il s’agit d’un tout nouveau
musée (ouvert en 2006).
Sur
200m2, vous pourrez voir une collection personnelle qui regroupe des
armements véhicules et mannequins américains et
allemands. - 02 33 71 25 62
-
Réserve naturelle de Beau Guillot : elle ravira les amateurs
d’oiseaux avec ses 2km de sentiers.
-
02 33 71 56 99 - Page internet
-
Eglise des XIe et XIVe siècles.
Saint-Côme
du Mont possède également un
“paratrooper museum” Site internet - 02 33 42 00 42.
Sainte-Mère-Église
Le
6 juin 1944, 14 000 hommes de la 82e Division
Aéroportée sautèrent sur la ville. Le
soldat John Steele resta accroché au clocher de
l’église, devenu l’un des symboles de
cette guerre et assurant la postérité
touristique du village ! Un mannequin à son effigie y est
toujours accroché. Steele, blessé par un
éclat d’obus pendant son parachutage, ne pouvait
plus contrôler son parachute et atterrit finalement sur
l’église vers 4h du matin. Il essaya de se
libérer avec son couteau mais le fit tomber. Les combats
faisant rage autour de l’église, Steele
décida finalement de faire le mort. Après deux
heures de combats, un soldat allemand vint le décrocher. Il
fut soigné et fait prisonnier, mais
s’évada trois jours après. En septembre
il fut reparachuté au-dessus de la Hollande, et participa
à différents combats. Il mourut à
l’âge de 57 ans après avoir
émis le souhait d’être
enterré en Normandie, ce qui ne fut pas fait.
L’église
dont la construction date du XIe au XVe, est très jolie.
MUSÉE
AIRBORNE
Films,
documents, armes, bornes interactives, un planeur Waco, un char... tout
sur le parachutage de la 82e et de la 101e Divisions
Aéroportées autour de Sainte-Mère ! Un
musée très intéressant.
A
3 km à l’ouest de Sainte-Mère, sur la
D15, se trouve le lieu de mémoire des parachutistes,
à l’endroit même ou la plupart furent
largués, avec une table d’orientation
récapitulant les combats et une statue d’Iron Mike.
FERME
MUSÉE DU COTENTIN
Toujours
à Sainte-Mère, Chemin de Beauvais, cette ferme
permet de faire revivre la vie paysanne telle qu’elle
était il y a un siècle dans la région.
02
33 95 40 20 - Page internet
Saint-Marcouf
BATTERIE
DE CRISBECQ
Ce
réseau de 21 blockhaus est intéressant
à plus d’un titre. Il est tout d’abord
le plus récent des sites consacrés au D-Day, les
paysans ayant vendu l’endroit il y a quelques
années à Philippe Tanne, un jeune homme qui a su
le remettre en valeur et le dynamiser. Il est le seul endroit
intégralement consacré à la vie des
Allemands dans le Mur de l’Atlantique, et permet une visite
toute autre que
“muséïfiée”. Plus
d’un kilomètre de tranchées entre les
bunkers permet de bien sentir les combats titanesques que s’y
livrèrent Allemands et Américains durant toute
une semaine (comme dans le Soldat Ryan !). Les millions
d’impacts en sont la preuve ! Mais, plus vivant encore, le
site est surtout consacré aux reconstitutions de batailles.
Au moins un week-end par mois (surtout à la belle saison),
des groupes “d’Allemands” ou
“d’Américains” viennent
s’y livrer des batailles presqu’aussi
impressionnantes qu’en 1944 (toutes les photos de
reconstitutions de cette page ont été prises
à Crisbecq). Les dates ne sont pas toujours fixes, et il
faut consulter les sites des associations pour savoir quand celles-ci
sont sur les lieux, MAIS en tous cas elles sont présentes
pendant 10 jours chaque année début juin pour
l’anniversaire du D-Day où de grands spectacles
sont organisés.
C’est
depuis Crisbecq que les Allemands coulèrent l’USS
Corry. Durant cette lutte acharnée, les
Américains n’arriveront jamais à
prendre la batterie par la force. Le 12 juin pourtant, ils y arrivent,
mais pour rentrer dans des bunkers... vides, les Allemands ayant
percé leurs lignes durant la nuit et n’ayant
laissé que les blessés sur place !
-
Route des Manoirs - Tél : 06 86 10 80 59
Associations
de reconstitution : ANCM, infirmier(e)s, véhicules, mais
aussi (et surtout) les incroyables “Allemands” qui
sont sur toutes les photos de cette page.
AZEVILLE
: une autre batterie fait également musée. 02 33
40 63 05.
QUINÉVILLE
Mémorial
de la Liberté Retrouvée
Un
parcours chronologique qui vous mènera par exemple dans une
rue française sous l’Occupation,
entièrement reconstituée. Des scènes
réalistes et grandeur nature, avec des mannequins, qui
permettent de sentir les douleurs et les joies : la vie en Normandie
pendant cette période charnière du XXe
siècle.
18,
avenue de la Plage - 02 33 95 95 95 - Site Internet
-
Eglise du XIe siècle.
Au-delà
des plages du débarquement, vous pourrez voir Valognes,
Barfleur ou Cherbourg qui présentent différents
intérêts touristiques.
Valognes
Le
“Versailles Normand” ! Avant le
développement de Cherbourg, elle était la ville
principale du Cotentin, et la noblesse y fit construire de beaux
hôtels particuliers aux XVIIe et XVIIIe siècles.
On peut y voir par exemple l’hôtel de Beaumont, ou
l’hôtel de Grandval-Caligny (avec son jardin
à la française) qui ont survécu
à cette période, Jules Barbey
d’Aurevilly logea à Grandval et il y situa
certains de ses récits.
-
L’Hôpital siège dans une belle et
ancienne abbaye. On y accède par la jolie rue des
religieuses. Au n°28, l’hôtel du Louvre
accueille les voyageurs depuis au moins 1744 (on y voit la table de
Barbey) ! L’Hôtel Granval-Caligny est au
n°52.
-
Voir aussi la rue de la Poterie.
-
Le choeur de l’église a survécu aux
bombardements de 1944. Le toit a été reconstruit
avec un goût plus que discutable.
-
Musée de l’Eau de Vie et des Vieux
Métiers. Rue Pelouze.
Tel.
02 33 40 26 25
-
Musée régional du cidre. Rue du Petit Versailles.
Tel.
02 33 40 22 73
Barfleur
Certainement
l’un des plus beaux petits ports de France, fixé
sur son rocher, il était le port favori des ducs de
Normandie (et rois d’Angleterre). Guillaume le
Conquérant ou Richard Coeur de Lion on marqué
l’endroit de leur empreinte. Les maisons sont typiques avec
leurs toits de schiste et leurs originales cheminées de
granit, l’endroit vaut vraiment le détour, voire
le séjour. Vous pourrez aller voir la cour Sainte-Catherine,
une maison médiévale, ou bien, à la
pointe de Barfleur, l’immense phare de Gatteville.
ILE
DE TATIHOU
Ce
paradis des oiseaux, au sud de Barfleur est accessible en bateau
amphibie (500 personnes par jour uniquement) ou bien à pied
quand la mer est basse et la marée d’un
coefficient supérieur à 70.
On
peut entre-autres y voir une tour Vauban. Site internet
RESTAURANT
- La Sélection des Guides
Le
Chasse-Marée
8
pl du Gén-de-Gaulle à Saint Vaast La Hougue
T
: 02 33 23 14 08
Cherbourg
La
ville fut très abîmée en 1944 par les
bombardements, mais elle n’en garde pas moins un certain
charme, charme tout maritime. Seul port en eau profonde de la
région, elle était une cible importante des
Alliés après leur débarquement plus au
sud. Les Allemands firent tout également pour la conserver.
L’empereur
Napoléon Ier est à l’origine de la
construction du port militaire. Elle possède la plus grande
rade artificielle du monde, débutée en 1783.
L’ensemble des 3 digues fait plus de 6 km.
LA
CITÉ DE LA MER
La
(très) grande attraction maritime de cette côte,
permet une immersion sous-marine complète, à la
découverte des océans et des
différents moyens de les explorer. Collections de
bathyscaphes, scaphandriers... nombreux aquariums où
s’ébattent toutes tailles de poissons, de
l'hippocampe au requin, le clou du spectacle est la visite du
sous-marin nucléaire Le Redoutable (les moins de 6 ans
doivent attendre à l’extérieur du
sous-marin). Une visite extraordinaire dans ce qui ressemble
à une vraie ville embarquée sous la mer, et dont
les gigantesques tubes verticaux de lancement de missiles peuvent
détruire des villes entières. On peut apprendre
à piloter un sous-marin sur des simulateurs. Les expositions
sont très pédagogiques, les enfants sont ravis et
les grands aussi.
On
accède à la Cité de la Mer par
L’ancienne gare maritime qui est un très beau
monument art déco construite en 1928.
L’Hôtel
Atlantique
En
face de l’ancienne gare maritime, il fut construit par le
même architecte que cette dernière, dans le style
art-déco.
Basilique
de la Sainte-Trinité
Elle
fut débutée au XIe siècle à
la demande de Guillaume le Conquérant. Elle fut agrandie
à la fin du XIIIe siècle, la nef fut reconstruite
et le clocher tout comme le choeur relevés après
la Guerre de Cent Ans. Un nouveau clocher de style
néo-flamboyant a été ajouté
en 1848. Il y a un riche mobilier à
l’intérieur, dont des grandes orgues de
Cavaillé-Coll.
En
face, la statue de l’empereur date de 1858.
L’abbaye
Notre-Dame-du-Voeu
Fondée
en 1145, elle l’aurait été à
la demande de Mathilde, la petite-fille de Guillaume le
Conquérant. Sans cesse pillée et
dévastée par les guerres franco-anglaises, elle
fut reconstruite en 1458 mais de nouveau endommagée durant
les Guerres de Religion. Tour à tour résidence,
hôpital, bagne, elle finit incendiée par les
Allemands ! On se demande comment elle est toujours debout
après toutes ces histoires, mais elle est bien là
et toujours très jolie.
Mais
Cherbourg est une ville également tournée vers la
comédie, avec son beau théâtre
à l’italienne datant de 1882, par
exemple (photo de gauche). Elle est la ville de naissance de
l’acteur Jean Marais, et a été
popularisée par deux films : La Marie du Port de Marcel
Carné, avec Jean Gabin ; et, bien entendu, la
comédie musicale Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy
avec Catherine Deneuve, dont les célèbres
mélodies ont été composées
par Michel Legrand. Sur les partitions de cette histoire
d’amour légère et haute en couleurs,
les auteurs avaient écrit à quels moments les
spectateurs devaient se mettre à pleurer !
Château
des Ravalet
Situé
à Tourlaville, c’est un très beau
château Renaissance bâti entre 1562 et 1575 par
Jean II de Ravalet. Avec de très beaux décors du
XVIIe, et un parc tout aussi splendide. Il fut, entre autres,
acheté par le père de
l’écrivain Alexis de Tocqueville.
Site
internet
Autour
de Cherbourg :
-
Zoo au Parc Animalier Saint-Martin, à Montaigu la Brisette -
02 33 40 40 98 - Site internet
RESTAURANTS
La
Sélection des Guides
L'Ambroisy
39
rue Grande-Rue
T
: 02 33 10 19 29
Le
Faitout
25
rue Tour-Carrée
T
: 02 33 04 25 04
Le
Vauban
22
quai de Qualigny
T
: 02 33 43 10 11