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ELNE (66)

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Elne
Anciennement superbe petite ville, l'ancienne capitale du Roussillon a beaucoup perdu de sa superbe (des logements HLM ressemblant a des corons y ont même été construits ces dernières années). On ne s'y attardera que pour visiter sa magnifique cathédrale et son cloître qui sont au demeurant assez incontournables, à 5 kilomètres seulement de la mer. Anciennement nommée Illiberis, on sait que le général carthaginois Hannibal y établit en campement en 218 avant Jésus-Christ, alors qu'il passait les Pyrénées avec ses 50 000 guerriers et ses éléphants de combat, en route pour assaillir Rome. La ville d'Elne existait donc - au moins - dès cette époque, et jusqu'à son érection en évéché, en l'an 414. La cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie sortit du sol durant le XIe siècle, et le cloître y fut adjoint entre les XIIe et XIIIe siècle alors que les murailles étaient renforcées (elles ont été en grande partie détruites au XVIIe siècle, mais on peut toujours les distinguer. 3 portes d'entrée de la ville sont toujours là). Elne, comme tout le Roussillon, fait alors partie du royaume d'Aragon, souvent en guerre contre la France. En 1248, elle est fait partie du Royaume de Majorque que le
roi de France Philippe-le-Hardi attaque la Catalogne et l'Aragon. Majorque est neutre dans l'affaire, et les troupes françaises sont censées traverser le Roussillon sans encombre. Mais les habitants ne l'entendent pas de cette oreille. Ils harcèleront les troupes du roi durant toute leur traversée. Les derniers résistants se sont réfugiés dans la cathédrale d'Elne, et les Français détruisent la porte (qui en garde toujours les traces), afin de les en extirper. Philippe-le-Hardi perdit la vie par la suite dans les combats en Catalogne. Il fut enterré à Perpignan.

C'est au XIIIe siècle, sous les rois de Majorque, que Perpignan pris son essor et fit progressivement de l'ombre à Elne.


La Cathédrale et le cloître

Fait rare pour l'époque romane, son abside est soutenue par des arc-boutants. Elle portait deux clochers-tours, mais l'une a été remplacée. 6 chapelles gothiques ont été rajoutées entre le XIIIe et le XVe sur son côté méridional. Dans la chapelle Saint-michel : très beau reatable gothique dédié au saint terrassant le dragon. Les chapiteaux sont sculptés à l'intérieur-même de l'église, ce qui est rare en Roussillon.

Un autel classique a été érigé au XVIIIe siècle, au détriment de l'organisation romane. Mais la table d'autel d'origine (1069) subsiste.

Le superbe cloître de marbre blanc est connu pour ses sculptures romanes, mais aussi gothiques. Il comptait un étage, mais ce dernier a été détruit en 1827. Il devint Le Cloïtre des Citoyens durant la Révolution. Son centre est occupé par un jardin. La galerie sud est la seule a être totalement romane. Ornée de sculptures végétales ou animales, elle est "héritière" des artistes ayant oeuvré à Serrabone et Saint-Michel de Cuxa (voir cette page). Le pilier central est orné de sculptures historiées de la vie de saint Pierre et de saint Paul. La galerie ouest (XIIIe) est la copie de la première, avec quelques chapitaux gothiques. La galerie nord fut construite juste après et est à parts égales romane et gothique. Son pilier central raconte le martyr de sainte Eulalie et de sainte Julie. Enfin, la galerie Est est de style gothique et historiée de sculpures relatant la vie du Christ.

Les voûtes gothiques ornée de scènes de la Résurrection, sont du XIVe.

Les bâtiments clostraux sont désormais occupés par un petit musée d'histoire et d'archéologie. On peut entre autres y voir une armoire liturgique de la fin du XIVe siècle décorée d'une Vierge allaitante. Autre curiosité locale : l'ensemble (y compris l'église) est payant !


Si vous vous intéressez aux monuments religieux, vous pourrez également visiter l'abbaye de Saint-Génis-des-Fontaines, à quelques minutes seulement, dont vous verrez un descriptif sur notre page consacrée au massif des Albères (cliquez ici).


La maternité suisse d'Elne fut lancée en 1939 au château d'En Bardou par l'infirmière Élisabeth Eidenbenz afin de recueillir de jeunes mères fuyant la Guerre d'Espagne et les troupes franquistes. Elle restera en activité durant la seconde guerre mondiale avant d'être fermée en 1944 par la Gestapo : près de 600 enfants juifs ou tziganes y sont nés avant d'être cachés. Aujourd'hui, un musée y raconte cette histoire.


Office de tourisme : www.ot-elne.fr Tel. 04 68 22 05 07

- Maternité Suisse d'Elne :

Tel : 04 68 22 70 90 Sortie d'Elne - Rte de Montescot - www.elne.fr/maternite/

 
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