(Crédit photo : www.folp.free.fr)
Construite
en 1775 en l’honneur de Louis XV, cette place portait son nom et une
statue équestre le représentant. 22 ans plus tard, la statue était
déboulonnée, et le lieu devenait place de la Révolution. L’année
suivante, 1793, la guillotine décapita Louis XVI et la monarchie (près
de l’actuelle statue de Brest). Chaque 21 janvier, les royalistes
français viennent depuis lors dire une messe à sa mémoire. Placée
ensuite près de la grille des tuileries, la guillotine coupera ici les
têtes de 1343 personnes (parmi des centaines de milliers partout dans
le pays) dont la Reine Marie-Antoinette, Mme du Barry, Charlotte
Corday, Danton ou Robespierre, durant l’effroyable Terreur
révolutionnaire, justement emmenée par le sanguinaire Robespierre. Le
Directoire la renommera ensuite “place de la Concorde” : une note
d’espoir après ces temps troublés.

L’obélisque
provient des ruines du temple de Louksor en Egypte. Il fut offert par
son vice-roi à Charles X, roi de France en 1829, mais n’arriva que 4
ans plus tard. Couvert de hiéroglyphes et haut de 23 mètres, il est
vieux de 33 siècles et pèse 220 tonnes.

Les
deux hôtels majestueux hôtels qui encadrent la rue Royale sont de très
beaux exemples de style Louis XV, construits par l’architecte qui a
fait la place : Gabriel. Les colonnades sont inspirées par celles du
Louvre. A droite, l’Hôtel de la Marine est le siège de l’Etat-Major de cette armée. Celui de gauche abrite l’un des hôtels les plus connus du monde : Le Crillon. L’ambassade des Etats-Unis est à sa gauche.
Au n°3 de la rue Royale, se trouve le fameux restaurant Maxim’s,
créé par le garçon de café Maxime Gaillard en 1893. L’endroit deviendra
célèbre à la Belle-Epoque et fut redécoré dans le style Art Nouveau. La
clientèle, dès les années 30, est très sélectionnée. L’occupant
allemand s’y presse dans les années 40. Le restaurant prend une
dimension internationale pendant la deuxième moitié du XXe siècle. Le
couturier Pierre Cradin l’a racheté en 1980, créant un musée de l’Art
Nouveau dans les étages au-dessus.
http://www.maxims-de-paris.com
De part et d’autres des Tuileries, se trouvent le musée du jeu de Paume, et le musée de l’Orangerie.

Il
s’agit d’un musée de peintures impressionnistes et
post-impressionnistes situé juste à côté de la place de la Concorde, au
bout des jardins des Tuileries. Il contient des œuvres de Paul Cézanne,
Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Claude Monet, Pablo Picasso,
Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley, etc.
Métro Concorde (ou à pied depuis le Louvre).
Tél. : 01 44 77 80 07
Galerie Nationale du Jeu de Paume
Lieu d'exposition d'art contemporain et de photographie d'une superficie de 1 200 m2 situé dans le Jardin des Tuileries.
1, place de la Concorde - 01 47 03 12 50
Métro : Concorde
(Crédit photo à gauche, ci-dessus et ci-dessous : www.folp.free.fr)

Le
Palais-Bourbon hôte de l’Assemblée, est juste de l’autre côté du Pont
de la Concorde. C’est ici que les députés votent les lois françaises.
Le
Palais fut construit par la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV, en
1722. Il fut ensuite acheté par Louis XV dans le cadre de l’aménagement
de la place de la Concorde. L’Hôtel de Lassay, contigu, y fut ajouté.
La Révolution en fit un bâtiment public, et Napoléon rajouta la
monumentale façade (côté Concorde) avec les colonnes. En prenant la rue
Aristide Briand on arrive à la place du Palais-Bourbon et à ses
bâtiments du 18e siècle.
On
peut y visiter la salle des séances, l’extraordinaire bibliothèque dont
le plafond fut décoré par Delacroix qui y retraça l’histoire des
civilisations ou encore la salle des Pas-Perdus.
salle des pas-perdus.
Le
musée de l'Assemblée Nationale abrite une bibliothèque extraordinaire
où l'on peut trouver les minutes du procès de Jeanne d'Arc, des
manuscrits de Jean-Jacques Rousseau, la collection des bustes de
parlementaires en terre-cuite d'Honoré Daumier (les « célébrités
du juste-milieu »), le Codex Borbonicus (mexicain)...
Mais
pour visiter le Palais-Bourbon ou assister à une séance publique de
l’Assemblée, il faut demander à son député une invitation. Ceci dit,
les visites ont lieu uniquement les jours sans séances. Autant demander
deux invitations tout de suite !
Voir le site internet de l’Assemblée et la liste des députés
Métro : Concorde ou Assemblée Nationale.
(Crédit photo : www.folp.free.fr)

En
1667, Le Nôtre, jardinier du roi, veut prolonger la perspective des
tuileries par une rangée d’arbres à travers les champs. En 1709,
l’avenue prend le nom de Champs-Elysées. Un siècle plus tard ils sont
toujours un jardin sauvage de banlieue, et ce n’est qu’en 1828 que les
éclairages, fontaines, trottoirs... sont ajoutés, et qu’ils
devinrent un endroit apprécié de la haute-société avec ses restaurants,
cafés-concerts, cirques, bals élégants...

Depuis la Concorde,
on peut soit remonter l’avenue avec ses jardins à l’anglaise et ses
beaux marronniers (le dernier hôtel particulier Second Empire encore
debout est au n°25, il fut construit par la Païva, une aventurière
polonaise) ; soit passer par la parallèle à gauche, l’avenue Gabriel,
qui part de l’hôtel Crillon et d’où l’on peut voir les magnifiques
ambassades et leurs jardins, en se rendant vers le Palais de l’Elysée,
puis on revient sur les Champs par l’avenue Marigny vers la gauche.
(Crédit photo : www.folp.free.fr)
PALAIS DE L’ELYSEE
Le
siège de la présidence de la République Française, là où loge l’actuel
président, fut construit en 1718 pour le comte d’Evreux. Acquis par la
marquise de Pompadour, il deviendra ensuite un bal public sous la
Révolution ! Napoléon signera ici sa deuxième abdication en 1815, et
Napoléon III y résidera un moment. Il est le siège de la présidence
depuis 1875. Le conseil des ministres s’y tient chaque mercredi matin.
Il ne se visite pas.

La
place Clémenceau est au carrefour de l’avenue Marigny et des
Champs-Elysées. On y trouve les statues des généraux Clémenceau et De
Gaulle (photo), vainqueur des deux guerre mondiales.
Sur
l’avenue Winston Churchill, le Petit Palais et le Grand Palais, avec
leurs verrières, sont monumentaux. Ils ont été construits pour
l’exposition universelle de 1900.

(Crédit photo : www.all-free-photos.com)

MUSÉE DES BEAUX ARTS
“Petit”,
tout est relatif : sa façade fait 150 mètres de long ! De belles
verrières permettaient d’éclairer avec la lumière naturelle, mais, pour
ne pas endommager les oeuvres, elles ont été obstruées.
Le
Petit Palais n’est pas le Louvre, certes, mais les collections de
peintures et sculptures sont extrêmement riches, et le place parmi les
grands musées d’Europe.
Il organise également d’époustouflantes expositions temporaires.
Voir le site internet.
Horaires :
Ouvert tous les jours sauf les lundis et jours fériés - de 10h à 18h (fermeture des salles à partir de 17h45)
Nocturnes les mardis jusqu’à 20h lors des expositions temporaires
Tarifs :
Accès gratuit aux collections permanentes
Entrée payante pour les expositions temporaires
Avenue Winston Churchill - 01 53 43 40 00 - Métro : Champs-Elysées/Clémenceau
LE GRAND PALAIS

Comme pour le Crystal Palace de Londres (1851), l'apport en lumière naturelle était encore indispensable à cette époque, surtout pour de grands rassemblements, d’où les verrières.
La colonnade de Deglane est inspirée de celle de Claude Perrault au Louvre.
Le Grand Palais constitue, à lui seul, un résumé des goûts de la « Belle époque »
mais marque en même temps la fin d'une certaine conception de
l'architecture où le maître d'œuvre, à la fois artiste et technicien,
occupe un rôle prépondérant.

Les frises extérieures,
situées sous le péristyle de Deglane, se composent d'une longue bande
aux vives couleurs rehaussées d'or utilisant la technique
traditionnelle de la mosaïque.
Fractionné
en plusieurs scènes, cet ouvrage, pourtant mal connu des parisiens,
mesure près de soixante-quinze mètres de long. Elle représente les
grandes civilisations de l'Histoire telles qu'imaginées au tournant du
siècle.
De grands salons consacrés aux beaux-arts
sont organisés ici et connaissent leur âge d'or pendant les trente
premières années de fonctionnement du palais. Puis il servira un
peu à tout : caserne pendant la première guerre mondiale ; garage des
militaires Allemands pendant la 2e ; commissariat de police, douanes...
De nos jours il accueille à nouveau des expositions culturelles d’envergure internationale.
Le Grand Palais abrite également en son sein :
LE PALAIS DE LA DÉCOUVERTE
A
l’arrière du Grand-Palais, il donne sur l’avenue Franklin Roosevelt. Il
fut créé en 1937 afin de “sortir la science des laboratoires”, et à en
faire profiter le public. Plus de 600 000 personnes viennent donc
chaque année apprendre et s’amuser avec la science, en contemplant les
expériences et démonstrations faites au Palais de la découverte. Tous
les publics, grands, petits, comme les spécialistes, prennent un grand
plaisir dans ce musée très interactif.

Le Palais de la Découverte est ouvert :
- du mardi au samedi de 9 h 30 à 18 h 00 (fermeture des caisses à 17 h 30)
- le dimanche et les jours fériés de 10 h 00 à 19 h 00 (fermeture des caisses à 18 h 30)
Fermé TOUS les lundis (normaux et fériés) et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août et le 25 décembre.
Voir le site internet pour les horaires du Planétarium et les tarifs.
Informations générales : 33 (0)1 56 43 20 20
Métro : Champs-Elysées/Clémenceau
(photo : Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg sur les Champs dans le film A Bout de Souffle)
AVENUE MONTAIGNE
Du
rond-point des Champs-Elysées, les fans de haute-couture peuvent aller
faire un tour sur l’Avenue Montaigne, où sont regroupées les boutiques
d’un grand nombre de grands noms de la mode.
Toujours
dans le luxe, au n°26 de la rue vous pouvez voir le Plaza Athénée, l’un
des plus célèbres hôtels de Paris, fondé en 1911, et qui abrite 5
restaurants, dont le fameux Alain Ducasse, du grand chef du même nom.
Le bar vaut le coup d’oeil, et l’ambiance nocturne y est fantastique.







Il s’agit de la partie commerçante des Champs. On y trouve, sur la partie droite
en allant vers l’Arc : Adidas, Quiksilver, le Mardrigal (bar), Disney
Store, Virgin Megastore, Monoprix, Montecristo (bar), Guerlain,
Sephora, l’hôtel Marriott, VIP Room, Planet Holywood (bar), Solaris, Le
Queen (discothèque), Maiffret, Marionnaud, Swatch, Weston, Catimini,
Petit Bateau, Le Cabaret du Lido, Grand Optical, CPH, Mac Donald’s,
Montblanc et Cartier.
Sur la partie gauche
: L’Alsace, Häagen Dazs (glaces), Renault, Photo Service, Leon de
Bruxelles (restaurant moules-frites), Nike, Post Office, LaDurée,
D.Jouvence, Lacoste, Le Fouquet’s (hôtel et restaurant de grand luxe),
Louis Vuitton, HSBC, Hugo Boss, China Southern, Lancel, Chez Clément,
Le Drugstore.


Le Fouquet’s : fondé en 1899, il est classé Monument Historique. Un autre Fouquet’s existe à Cannes. Site internet
Le Lido :
Depuis 1946, le célèbre cabaret des Champs à monté d’incroyables
spectacles et accueilli nombre de personnalités : Shirley MacLaine,
Laurel et Hardy, Elton John...
70
artistes, dont les fameuses Bluebell Girls et les Lido Boy dancer
animent la revue “Bonheur” dans des attractions époustouflantes, 23
décors dont une (vraie) patinoire...

Elle part des Champs en direction de la Seine au niveau du Fouquet’s. Le palace du même nom, Le Georges V,
se trouve depuis 1928 au 31 de l’avenue. Son restaurant Le Cinq est
considéré comme l’un des meilleurs de la planète, avec Philippe
Legendre et les sommeliers Eric Beaumard et Enrico Bernardo. Le Georges
V est décoré dans son style d’origine, Années 30. Il comprend deux
autres restaurants, le gastronomique Les Princes, et le traditionnel Le
Gril ; un sympathique piano-bar, et un salon de thé.
Le Prince de Galles est un autre palace sur l’avenue.

La particularité majeure du lieu est “d'habiller” les danseuses d'effets de lumières.

Un certain nombre de danseuses acquirent dans ce lieu une certaine notoriété, en particulier Lova Moor.
Les métros sur les Champs-Elysées sont :
- Au rond-point des Champs : Franklin-Roosevelt
- A mi-chemin entre les rond-point et l’Arc : Georges V
- A l’Arc : Charles-De-Gaulle-Etoile

La
Place Charles de Gaulle, ou place de l’Etoile, avec ses 12 immenses
avenues, est l’un des sites les plus prestigieux de Paris.
Dès
la fin du 18e siècle, les allées dessinaient une étoile. Et c’est en
1806 que l’empereur Napoléon décide de bâtir cet Arc aux allures
antiques, en l’honneur des armées françaises.
En
1810, l’arc n’est pas encore terminé, et la nouvelle impératrice
Marie-Louise doit faire son entrée dans Paris. L’architecte, Chalgrin,
fait alors dresser une peinture sur toile grandeur nature, représentant
l’arc tel qu’il sera une fois fini (en 1836). En 1840, il voit passer
sous sa voûte le char transportant les cendres de l’empereur.
En 1854, Haussman qui crée les grands boulevards monumentaux de Paris, ajoute 7 avenues à la place.
Le 14 juillet 1919, les maréchaux français défilent en tête des troupes victorieuses de la première guerre mondiale.
Le
11 novembre 1920, un soldat inconnu de cette guerre est inhumé sous
l’Arc. La flamme du souvenir sera ajoutée 4 ans plus tard. Elle est
ranimée chaque soir à 18h30
Le 26 août 1944, la foule se rassemble afin d’acclamer les libérateurs de Paris, Charles de Gaulle en tête.
(Crédit photo : www.folp.free.fr)
La Composition :
L’Arc fait 50 mètres de haut et 45 de large.
Des centaines de personnages de 2 mètres de haut composent une frise faisant le tour complet de l’édifice.
Face aux Champs-Elysées :
- la plaque de gauche représente la Bataille d’Aboukir
- La plaque de droite : Les Funérailles de Marceau
Les sculptures représentent :
- à gauche : Napoléon et Le Triomphe de 1810 (photo ci-dessous à gauche)
- et à droite : Le départ des volontaires de 1792 (photo ci-dessous à droite)
Sur l’autre face, regardant l’Avenue de la Grande-Armée :
- Plaque de gauche : La Prise d’Alexandrie
- Plaque de droite : Le Passage du Pont d’Arcole
- Statues de gauche : La Paix
- Statues de droite : La Résistance
Sur le petit côté, face à l’avenue Wagram, la plaque représente la bataille d’Austerlitz.
De l’autre, face à l’avenue Kléber, la plaque représente la bataille de Jemmapes.
Les noms de 588 généraux sont gravés à l’intérieur. Les noms soulignés sont ceux qui sont tombés au champ d’honneur.
On accède
à l’arc par un souterrain partant du haut des Champs-Elysées. On peut
monter sur la plate-forme en haut de l’Arc . La vue sur les avenues et
sur Paris est saisissante.
Métro : Charles-De-Gaulle-Etoile
01 55 37 73 77


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